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SKORN OF BANANA



Sommaire de la série warcraft





Warcraft III: Reign of Chaos (10/10)


Warcraft III: Reign of Chaos

Pour cette bonne vielle horde !

Genre : Strategie / Année de sortie : 2002

Publié il y a 11 heures


Fait chier World of Warcraft. Bien ouais, fait chier ce MMO. Non pas que je ne l’aime pas, j’y ai joué et comme beaucoup, j’en garde un bon souvenir (insérez ici l’extension du moment auquel tu jouais et dire que c’est la meilleure), c’est pas le problème. Le foutu problème, comme WoW prend la suite de l’histoire de Warcraft 3, c’est qu’on n’aura jamais de suite au meilleur jeu de stratégie au monde. Retour à une époque où Blizzard n’était pas encore racheté par le seigneur de l’effroi Activision (elle même rachetée par Archimonde qu’on nomme sur Terre Microsoft, une famille bien reluisante), et où Blizzard ne faisait pas encore des jeux de merde, mais plutôt les plus grands jeux de l’histoire du PC.

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Warcraft III: Reign of Chaos (10/10)



Il essaie de faire de l’humour ! Ecoutez ça, c’est pathétique !

Et voilà, mon voyage prend fin, et on peut dire que la boucle est bouclée. J’avais joué il y a fort fort longtemps à ce Warcraft 3 étant plus jeune, avec mon vieux PC portable surchauffant à mort (et qui aura fait plusieurs allers retours en réparation tant je l’ai fait cramer), où je faisais des LAN chez mon meilleur pote de l’époque, jouant dans sa chambre, moi l’ordi posé sur une table à repasser… Ah putain, cette époque… Oulah, je fais quoi moi ! Allez ouste, va t’en la nostalgie, ne viens pas obscurcir mon jugement, tu ne m’auras pas, je fais ici une critique éclairée moi ! Mais qu’importe la nostalgie, pour avoir de nouveau reparcouru la campagne du jeu de base et l’extension, et fait quelques parties sur des maps multi, pfiou, on s’en branle de la nostalgie, ce jeu reste à ce jour ma meilleure expérience de jeu de stratégie EVER.

Incroyable cette saga, tout simplement. Car à la différence de l’époque, j’ai constaté ici l’évolution. J’ai fait les deux précédents opus, et à chaque fois, chacun d’eux apportait un nouveau palier, devenait à son tour une référence du jeu de stratégie en temps réel. Alors, il apporte quoi ce Warcraft 3 de si nouveau ? Eh bien quatre factions, un équilibrage au poil de tauren (fini les invocations BROKEN du 1, les rages de sang des ogres du 2), un système de jeu repensé, plus rapide, des combats moins brouillons, et un système semi RPG avec les héros qui révolutionne à lui seul toute la saga. Puis j’oubliais, une campagne d’anthologie. À une époque où les RTS, plutôt que de penser uniquement au E sport dont tout le monde se branle à part 2 % des joueurs, étaient avant tout de belles aventures solo, et la campagne fleuve de Warcraft 3 et de son extension fait partie de mes plus belles aventures dans l’univers des jeux de stratégie.

Bref, faut que je parle du système de héros, qui fait toute la force de ce jeu et qui est bien loin des petits héros merdiques du second jeu. Rappelez vous, il y en avait déjà dans l’extension de Warcraft 2, ça reprenait en gros une unité classique. La différence, c’était des stats un peu plus puissantes, une autre voix, un petit coup de peinture pour le différencier, et hop, pars crever au combat. Fini, maintenant, on a le choix parmi 3 héros pour chacune des factions (ou ceux imposés par la campagne), et chacun est une unité unique, avec ses propres sorts, des statistiques surpuissantes, et même un inventaire individuel permettant de transporter soins, équipements améliorant les statistiques et bien d’autres. Il y a même tout un système de niveaux avec points d’expérience, où à chaque niveau, une augmentation des statistiques et un point pour un nouveau sort sont obtenus.

Les morts vivants, ma faction préféré !

Tout le jeu tourne autour désormais de ces précieux héros, ils sont le pilier de chacune des armées, et aucun combat ne s’engage sans un héros de chaque côté tant ils sont importants. Ça chamboule dès lors tout en termes de gameplay. Cela implique plus de microgestion car bien que très puissants et résistants, ils seront la cible numéro un à abattre. Donc en plus de notre armée, il faut gérer aussi indépendamment cette nouvelle unité afin d’en tirer tout son potentiel et ne pas la voir tomber en quelques secondes. Les nouveaux raccourcis venant à notre secours sont toujours aussi bien pensés, avec F1, F2 et F3 permettant de choisir nos différents héros, avec toujours la possibilité de créer des sélections personnalisées. Et on peut désormais, au sein d’une sélection, lancer les sorts des unités la composant sans en sortir, via la touche TAB pour faire défiler les différentes unités. Le jeu est d’une qualité de vie irréprochable, et couplé aux nombreux raccourcis, c’est un bonheur à jouer.

Donc j’ai adoré ces héros, surtout qu’ils sont tous très variés dans leur façon de jouer, chacun ayant 4 sorts différents, trois normaux et un ulti (oui, LoL a tout repris), ça apporte beaucoup de variété. Que ce soit le classique paladin avec ses soins et sa bubulle d’invincibilité, le maître lame devenant invisible très puissant, ou le démon de l’effroi avec son redoutable sort de sommeil, cela apporte une variété folle dans nos possibilités de stratégie. Surtout qu’on n’est pas limité à un héros, on peut en avoir deux, voire même trois, au risque de trop diviser l’expérience, chacun fera comme il l’entend.

En sus de cette nouvelle mécanique de jeu qui à elle seule justifiait déjà une suite, cette dernière a connu aussi une grande refonte de ses mécaniques de jeu. La gestion des ressources est l’aspect qui a le plus changé pour apporter un parfait équilibrage, bien qu’il faille un peu de temps pour bien maîtriser chacun de ses aspects. Désormais, on est limité à 90 de nourriture, et à part les paysans de base, les différentes unités guerrières demandent plus ou moins de nourriture pour être produites, deux pour des soldats de base, cinq pour une unité majeure, etc... On couple à ça un système d’entretien, qui diminue de plus en plus les ressources récupérées selon le nombre de nourriture utilisé (genre une taxe de 60 % sur l’or et le bois obtenus dans le troisième palier si on possède une armée utilisant plus de 80 de nourriture). Tout ça est très bien pensé, nous force vraiment à réfléchir à notre stratégie de jeu. Faire le plus d’unités le plus vite possible pour rouler sur l’adversaire n’est donc plus la seule option, car on se retrouve ainsi avec une économie qui tourne au ralenti, nous retardant sur nos expansions et améliorations.

Choisissez vite, mais choisissiez bien

Adieu aussi le pétrole et toute la partie navale qui disparaît, pas vraiment une grosse perte tant cet aspect, pourtant bien conçu, avait trop tendance à séparer en deux le terrain de jeu. Les unités volantes sont toujours là cela dit, bien que là aussi, elles ne soient plus autant broken qu’à l’époque où on pouvait faire des mass dragons ou griffons pour raser des bases ennemies dans la campagne, là tu peux oublier ! ça reste cependant toujours un très bon outil pour explorer et pour punir des armées n’ayant aucune unité anti-aérienne.

Les deux factions emblématiques de la série sont toujours aussi solides, et sont en plus rejointes par deux petites nouvelles, les morts vivants et les elfes de la nuit. Si les humains et les orcs se jouent toujours dans l’ancien style, les deux nouvelles factions viennent apporter beaucoup de changements dans la façon de jouer, que ce soit avec des unités plus atypiques, ou même dans la gestion de la base.

Pour ma part, la faction des morts vivants a été ma préférée des 4, avec leurs prêtres invoquant des bâtiments, qui n’ont donc pas besoin de rester pour faire avancer leur construction. Pour récolter de l’or, il faut hanter une mine avec un bâtiment, et tous les autres, en dehors de la nécropole (hôtel de ville version squelettique), auront besoin d’un sol maudit pour être construits. J’adore aussi les unités de cette faction, que ce soit la possibilité de faire des mass goules + nécromanciens avec des armées de squelettes, les incroyables démons des cryptes ou encore les banshees pouvant prendre possession d’une unité ennemie pour la rallier à notre armée (wololo), j’adore. C’est nerveux, les héros sont puissants, clairement ma faction de cœur. J’ai pas mal joué avec, même en dehors de la campagne.

La faction des elfes de la nuit apporte aussi beaucoup de renouveau. Comme ce sont des écolos à la con, ils sont très orientés communion avec la nature. La quasi-totalité de leurs bâtiments sont des arbres pouvant être déracinés pour être déplacés, et la récolte du bois se fait en douceur avec des feux follets qui pratiquent visiblement la sylvothérapie (et je n’invente pas ce mot, dans le monde réel, il y a vraiment des gens qui font des câlins à des arbres. J’ai moi-même vu une mamie faire ça durant mes vacances en Italie, j’ai bandé). C’est clairement la faction la plus technique, plus orientée magie, avec leurs nombreux druides pouvant se transformer et possédant de nombreux sorts. Très très sympa à jouer là aussi, mais difficile, car les unités sont de plus assez fragiles.

Les elfes de la nuit, une faction élégante porté sur la micro gestion

Puis les deux factions iconiques ne sont pas en reste. Les humains restent toujours aussi solides, avec de puissantes options défensives, possédant les bâtiments les plus résistants et de très bonnes tourelles. Les unités aussi reflètent ce style de jeu puissant défensivement, comme le paladin qui soigne et ressuscite, les puissants chevaliers ou encore les chars de siège. Increvables ces machines, et pouvant occasionner d’énormes dégâts sur les bâtiments. Les orcs sont le pendant plus offensif des humains, avec le terrible maître lame (le héros le plus puissant du jeu), des bâtiments entourés de piques infligeant des dégâts aux attaquants, des chasseurs se mouvant rapidement spécialisés dans la destruction des bâtiments. Bref, quatre factions, et quatre façons de jouer en somme. Le tout est si parfaitement équilibré de plus, Blizzard a fait un sacré boulot.

Même les cartes qu’on traverse gagnent en profondeur. Héros et système d’expérience obligent, il y a désormais des monstres neutres (ou creep, toi même tu sais) un peu partout, protégeant parfois les points clés comme les mines d’or secondaires, fontaines de soin et autres. Les tuer permet d’acquérir, en plus de l’expérience, un butin aléatoire. Une très bonne nouveauté, qui en plus permet de contrer parfaitement ce petit temps mort en début de partie où les joueurs préparent leur armée avant une première confrontation. Désormais, il y a toujours à faire, en tout temps.

Décidément, j’aime tout dans ce jeu, tellement ils n’ont pris que des bonnes décisions. Et la dernière sur laquelle je souhaite revenir, c’est l’aspect combat, qui lui aussi a été affiné. Je l’ai déjà dit avec les héros qui sont les piliers de notre armée, impactant grandement notre façon de jouer, mais pas que. Les barres de vie sont bien plus grandes désormais, fini les combats où tout le monde crève en deux secondes comme dans Warcraft 2. Et cela n’apporte aucune lenteur, tant ces grandes barres de vie sont parfaites pour contrebalancer toute la microgestion nécessaire à faire avec cet opus. Clairement, je me faisais laver dans les premières tentatives contre l’IA en normal sur des maps multi (IA qui a toujours ces faiblesses sorties de la campagne, mais qui fait bien mieux que dans War 2), tant j’avais du mal à tout gérer en même temps sur un champ de bataille. Mais on apprend, on s’y fait, et on roule finalement à notre tour sur l’IA une fois ce gameplay divin maitrisé. La vitesse de jeu est parfaite comme ça donc, aussi frénétique que dans le deux, ça aurait été indigeste par contre.

Tous les aspects ont donc été améliorés, même le pathfinding. Si celui-ci reste encore perfectible, on reste néanmoins bien loin du bordel qu’était le second opus quand il y avait des passages étroits. Putain, que c’était bien cette époque où Blizzard avait du talent n’empêche, ça transpire par tous les pores l’amour du travail bien fait ce Warcraft 3. Qu’a-t-il bien pu se passer pour que Warcraft 3 soi leur dernier grand jeu, à eux qui avaient un si beau boulevard ? Et encore, je n’ai pas parlé de ma plus grande claque concernant ce jeu, la campagne.

Une aventure solo inoubliable

La campagne de Warcraft 3 est incroyable. Déjà d’une par son scénario, qui est tout simplement excellent, et qui se suit avec grand plaisir. Si l’univers a déjà été mis en place dans les précédents, c’est sans aucune mesure avec ce qui a été fait avec ce troisième volet. On jouera chacune des factions à tour de rôle, avec une moyenne de huit missions pour chacune d’entre elles. Chaque campagne se suit, pour former une grande histoire globale cohérente. Est-ce vraiment nécessaire de présenter ceux qu’on ne présente plus, tels Arthas, Sylvanas, Thrall, ou encore Illidan ? Tous ces noms culte, dont WoW ne cessera d’user, essorer jusqu’à la dernière goutte, tant ces personnages sont incroyables, et que jamais par la suite, WoW n’arrivera à faire mieux (j’ai regardé les cinématiques des dernières extensions de WoW, outch, la vague woke a fait énormément de mal putain, quel enfer).

Puis je me répète, l’histoire est vraiment prenante à suivre, c’est un véritable moteur pour progresser à travers le jeu, alors que ce n’était qu’un prétexte sur les deux précédents opus pour bricoler un mode solo. La chute et la renaissance d’Arthas en tant que Chevalier de la mort reste un de mes moments les plus marquants d’une campagne de jeu vidéo. Voir Thrall et sa horde à la recherche d’une nouvelle terre sur l’aride et hostile Kalimdor, et enfin combattre les démons par tous les moyens avec les elfes de la nuit, quitte à faire alliance avec les autres factions. C’était génial. Puis l’univers de Warcraft a un charme fou, décuplé ici dans ce troisième opus. J’adore les graphismes simplistes, ce n’est certes pas très beau, surtout aujourd’hui, mais ça contribue à l’aura unique de cet univers.

Regarder moi ce beau paladin, parangon de la vertu, qui s'apprête à donner de l'amour à son père

Quoi, tu dis qu’il existe une version Reforged corrigeant ce défaut ? Ho ho, j’avais habilement esquivé le sujet tant que la simple évocation de cette version m’exaspère, mais soit, mettons les pieds dans le plat. Ne jouez pas avec cette version de merde faite assez récemment par le Blizzard sans plus aucune âme ni talent. Elle n’apporte rien, sauf des défauts. Les nouveaux graphismes ne sont pas spécialement beaux, plus modernes certes, mais trahissant grandement tout le visuel de la saga, que ce soit celui du jeu original Warcraft 3 ou de WoW. Les doublages français ont été refaits et ceux-ci ont beaucoup moins de charme que ceux du jeu original. L’équilibrage des missions de la campagne a pour la plupart été complètement niqué, à cause de changements dans certaines mécaniques de jeu pour le multi. C’est devenu un bordel monstre, rendant certaines missions hyper difficiles, d’autres triviales. Et sans parler de tout le reste, un usage maladroit de l’IA, un multijoueur catastrophique, moins performant qu’à l’époque, bref, de la merde, de la grosse merde habituelle chiée par Blizzard Activision et Microsoft, n’achetez pas. Et oui, je sais, ils ont en même temps retiré de tous les stores la vente du jeu original, mais bon, il existe une autre voie pour l’acquérir, pas besoin de vous faire un dessin (indice, Luffy de One Piece veut être le plus grand d’entre eux).

Et à part ce beau scénario qui est déjà un puissant moteur pour la campagne, il y a aussi le challenge et le level design qui y jouent pour beaucoup. On peut enfin choisir son mode de difficulté, et aimant la douleur, j’ai tout fait en mode difficile. Et c’était génial, encore plus difficile que le second opus, pourtant déjà pas évident sur pas mal de missions. Le mode difficile est parfaitement équilibré, c’est dur clairement, mais certaines missions restent tout à fait standard dans leur difficulté, avec parfois des missions très difficiles ici et là apportant ce qu’il faut de moment fort, notamment les dernières de chaque campagne, souvent les plus dures du jeu.

J’ai adoré de nombreuses missions du jeu, et voici d’ailleurs un petit top 10 des missions les plus techniques du jeu, de la plus simple à la plus difficile :

• 10 : La Marche du Fléau, mission 5 des humains. Il faut survivre et défendre une base durant une demi-heure, tout en faisant une sortie à un moment pour détruire une caravane ennemie bien défendue. C’était tendu, clairement le premier vrai pic de difficulté. Et en soi, la mission n’est pas si dure avec du recul, mais découvrant le jeu avec cette première campagne, mon manque de connaissance sur les mécaniques de jeu (j’avais complètement zappé le système d’entretien lors de mon premier try, grossière erreur), c’était un beau morceau de bravoure.

• 9 : Le Réveil de Furion Stormrage, mission 3 des elfes de la nuit. Assez difficile, réputée pour être une des plus dures du jeu… Mais pas pour moi ! J’explique. On doit ici sauver un héros endormi, et il faudra pour le réveiller combattre trois puissants monstres qui nécessiteront une puissante armée pour les vaincre. Le tout, avec un temps fortement limité et une base orc bien tenace entre notre base et notre objectif. Et je n’ai pas eu de problème pour ma part, car j’ai tout simplement ignoré la base orc, que j’ai juste rushée pour la traverser hahaha. Autant te dire que le timer n’a pas été un problème, ça, c’est un esprit tactique !

• 8 : Élimination, mission 6 des humains. Mission bien tendue, en plus d’être une des plus cultes de la saga, étant le tournant tragique où Arthas bascule sur la voie de la folie. Il faut faire une course pour savoir qui sera le premier à assassiner 100 citadins entre Arthas et Mal’Ganis, chacun ayant une bonne raison de le faire. Réussie du premier coup, mais clairement c’était tendu. Devoir gérer la base qui se fait constamment attaquer, et toute la troupe d’Arthas dans une course contre la montre, harcelez sans cesse par Mal’Ganis, c’était brutal.

• 7 : Un avenir de feu et de larmes, mission 6 des elfes de la nuit. J’ai eu inversement du mal sur celle-ci, où j’ai entendu peu de joueurs s’en plaindre pourtant. Je ne sais pas, peut être que j’ai voulu forcer avec une mauvaise approche, mais j’avais beaucoup de mal avec l’armée d’Illidan pour progresser. Les forces ennemies étaient si costaudes (celles à gauche, je n’ai jamais réussi à les faire tomber, si bien que je les ai ignorées), nous harcelaient constamment de toute part, que je n’arrivais pas à étendre ma base pour acquérir durablement une autre mine d’or. Vraiment pas évident avec les elfes de la nuit qui sont fragiles.

• 6 : Blackrock & Roll, aussi !, mission 6 des morts vivants. Je l’ai réussie du premier coup, mais purée que c’était tendu d’avoir toutes ces bases orcs autour de nous qui nous harcelaient. Quatre bases à faire tomber, c’était vraiment chaud, mais une super mission cela dit, car on apprend vraiment ici à splitter notre armée pour jouer à la fois sur un plan offensif et défensif.

• 5 : Les Démons te conduiront, mission 8, le final des orcs. Leur campagne est clairement la plus simple, mais la dernière mission est bien tendue. Il suffit en toute logique d’aller sauver un héros tout au nord et revenir à la base avec lui, mais purée, les orcs de sang sur la route sont brutaux, et les vagues infinies de démons tombant directement sur notre base comme des météorites sont un putain d’enfer, nous harcelant sans cesse en détruisant nos tours et nos unités, ralentissant notre progression. Mais c’était chouette d’avoir enfin de la résistance avec cette faction.

• 4 : La Porte elfique, mission 3 des morts vivants. C’était quelque chose. Nom de Dieu, cette garce de Sylvanas, elle m’a fait vivre un enfer, et ça devenait de plus en plus hardcore de prendre des bases à mesure que je m’approchais de sa ville. C’est curieux, car la mission 4 est assez proche dans son concept de celle-ci, mais je l’ai trouvée tellement plus simple. Ici, il faut, en partant du nord, détruire une base au sud est, qui ne cesse de ressusciter Sylvanas et son armée, qui viendra nous attaquer par l’unique chemin y menant. Le problème étant que l’or est limité, et qu’il faudra sur la route détruire d’autres bases plutôt bien défendu, le tout harcelé par Sylvana et son armée… Vraiment pas évident.

• 3 : Crépuscule des Dieux, mission 7 des elfes de la nuit, l’ultime du jeu. Alors là, c’est carrément une défense de 50 minutes qu’il faut assurer, sur toute la map, en défendant le plus longtemps possible chaque camp, que ce soit celui des humains pour commencer, ensuite les orcs, puis enfin les elfes de la nuit. Une mission épique, difficile, mais réussie au second essai avec une très bonne stratégie à base de dryades et d’hippogriffes montés, super forts.

• 2 : Frostmourne, mission 9 des humains. Une mission qui a été un mur pour moi au départ. Là aussi, je manquais de connaissances, et il y a clairement eu un avant et un après, tellement j’ai appris à mieux jouer grâce à cette mission. Pas moins de trois bases à vaincre seul, avec une dernière gigantesque. Mais une mission géniale, tant on peut l’aborder de diverses manières. J’ai du faire trois essais pour enfin la réussir, ou j’ai clairement eu un déclic avec le troisième try, tant j’ai réussi aisément sur cette tentative.

• 1 : Sous un ciel enflammé, mission 8 des morts vivants, clairement la plus difficile de tout le jeu et de loin. Il m’a fallu 4 ou 5 try pour réussir, et abuser des sauvegardes pour prédire de quel côté la prochaine attaque allez avoir lieu. Car c’est encore une mission où il faut survivre 30 minutes, ici en défendant une liche bien frêle au milieu de notre base. On est entouré de bases humaines, et on subira pendant ces 30 minutes pas moins de 24 attaques différentes de tous les côtés, avec parfois des héros et de puissantes unités, démentiel ! Clairement celle où j’ai le plus roté du sang, mais une incroyable satisfaction une fois accompli. C’est un consensus dans la communauté, c’est la mission la plus difficile du jeu de base.

Une mission qui restera dans ma mémoire, que c'était dur putain !

En résumé, une excellente campagne, qui met la barre bien plus haute que celle du second opus. Les objectifs sont très variés comme vous l’avez vu dans ma liste. On peut très bien défendre un village, lancer une attaque de base ou simplement incarner une armée et traverser un donjon, un style de map que j’ai toujours apprécié et qui prend encore plus de sens avec l’aspect RPG et les héros. Pas une mission ne ressemble à une autre, il y a toujours ce petit quelque chose d’unique pour apporter cette richesse aux situations, qui fait que j’ai dévoré ces quatre campagnes goulûment, avec grand plaisir. De plus, le level design des différentes missions tire parfaitement parti du nouveau système de héros pour insuffler un aspect RPG vraiment plaisant dans chacune d’elles. Il y a des quêtes secondaires, des objets planqués un peu partout, gardés par des monstres optionnels, des secrets, tout ça est une vraie invitation à explorer chaque map.

Toute la campagne a donc été pour moi un régal à suivre, jusqu’à ce générique complètement délirant, entre un remake de l’intro de Warcraft 2, un faux tournage de film avec ses nombreuses prises loupées, et même Arthas qui fait un concert de hard rock, c’est tellement débile, j’adore !


Un incroyable jeu de stratégie, qui représente l’apogée d’une saga qui n’a fait que s’améliorer pour arriver à ce chef d’œuvre. Encore et toujours un des meilleurs jeux de stratégie à ce jour, plus de vingt ans plus tard, ce n’est pas rien. J’ai passé une aventure incroyable aux côtés d’Arthas, Thrall et Tyrande, et je compte bien la poursuivre avec l’extension !

10/10

visage du gardien de Ultima 7

Note : Cette note est parfaite, comme moi, l'Avatar!
Jeu : Fait partie des plus grand jeux vidéo que le créateur de ce site à pu jouer ! Ses plus grand coup de coeur !
Name : Mais c'est moi, L'Avatar, celle utilisée par le créateur du site durant son avanture à Britannia!
Job : Bon là, tu le fais exprès ?!