Resident Evil 2
Ahh, mais Raccoon City, c’est une ville de la Seine-Saint-Denis tout simplement.
Genre : Horreur / Année de sortie : 1998
Publié il y a 4 heures
Je continue de tracer ma route et de remonter la saga culte des Resident Evil. Après la redécouverte du grand classique qu’était le premier opus, suivie d’une pause en dégustant un délicieux Jill sandwich, il était temps de poursuivre l’horreur, ou plutôt l’action, dans un des opus les plus ambitieux de la saga.
Sommaire de la série resident evil
Resident Evil 2 (9/10)
Raccoon City is the place to be
Bon, l’histoire, je ne vous la refais pas en entier hein. On regarde pas une critique de RE2 original sans connaître un minimum le bouzin (je sais qu'on est au minimum des trentenaires ici, faut s’y faire, on est plus tout jeunes), mais petit état des faits quand même. RE2 reprenait en grande partie l’idée du premier opus, à savoir deux personnages jouables, cette fois-ci dans la ville de Raccoon City où l’infection du virus T se répand à travers la ville. Ouais, fini le petit manoir champêtre, on a une ville entière en terrain de jeu, même si dans les faits, on reste dans une expérience très cloisonnée, très similaire au premier en termes de progression (commissariat = manoir), hormis l’intro dans les ruelles. Un peu dommage d’ailleurs, on aurait voulu bien plus de décors urbains différents, arpenter les ruelles, une chose qui sera permise certes vaguement dans l’intro, mais il faudra surtout attendre le troisième opus pour ça.
Les deux personnages apportent véritablement la sensation de deux aventures différentes, tant il y a plus de situations uniques et de points de vue différents selon le personnage qu’on incarne, et dans quel ordre aussi. Leon le flic, l’incroyable Leon qui marque sa première entrée dans la série, sera lié à Ada et explorera les prisons du commissariat par exemple, tandis que Claire, la sœur de Chris à la recherche de son frère, aura comme compagnon Sherry, une gamine qu’on aidera à se sauver de ce merdier (Alien 2 style) en passant par les bureaux du commissaire en chef complètement maboul.
Et ce n’est pas tout, car en plus des événements différents, le jeu profite aussi d’une run A et B. A pour notre première partie, et B pour la seconde, qui nous fait jouer le deuxième personnage, pour une aventure qui comprend de nombreuses variantes. Et c’est de loin une des meilleures idées de la saga, tant cette run B est riche en surprises et en idées intéressantes. On aura donc le point de vue du second personnage, qui passera en général un peu après le passage du premier personnage, ce qui aura un impact sur notre progression en plus de suivre les événements d’un point de vue différent (les appels radio entre les deux personnages sont intéressants à voir des deux côtés par exemple), en plus de nombreux nouveaux lieux et événements uniques à cette partie B. Une nouvelle intro avec d’autres passages pour rejoindre le commissariat, la possibilité de visiter le lieu unique de l’autre perso dans le commissariat car la voie est ouverte, ainsi qu’un tout nouveau segment dans le laboratoire pour une progression très différente dans ce dernier, accompagné d’une véritable fin qui continue après celle de la run A.
Et ce, sans parler des boss qui seront pour la plupart tous différents, introduisant par la même occasion Mister X, dans une sorte d’ébauche de ce que sera Nemesis dans RE3, uniquement réservé à la run B. Bon, on oublie ici l’iconique Mister X du remake, si flippant qu’il nous traquait tel un Nemesis justement. Ici, cela se résume à une poignée d’apparitions scriptée dans certaines salles, sans jamais de poursuite à travers les portes (sauf une fois seulement sur un autre écran, mais scriptée là aussi). Bref, pas autant de pression qu’un Nemesis, mais cela apporte un incroyable vent de fraîcheur durant cet second run, surtout quand on ne s’y attend pas. Une des apparitions de Mister X est d’ailleurs pour moi mythique, celle dans l’usine désaffectée où, dans un cul-de-sac, on peut regarder un écran de surveillance pour constater que celui-ci arrive juste derrière nous. Juste génial !
Donc ouais, un système de run A/B qui apporte de nombreuses variantes selon l’ordre dans lequel on les fait (Claire A et Leon B, ou bien Leon A et Claire B, chacune ayant ses particularités), c’est juste une merveilleuse idée pour apporter de la rejouabilité. Surtout que certains choix impactent le scénario B, comme ce casier avec deux puissants équipements, la toxine pour les plantes, la porte nécessitant deux empreintes ou encore le coup du volet électrique. C’est incroyable à quel point Capcom se souciait d’apporter ce concept de rejouabilité à sa saga dans les premiers opus, et de toujours trouver de nouvelles idées pour nous surprendre. Dans le premier, c’était simplement deux personnages. Ici, on peut poursuivre l’aventure avec l’autre perso. Et dans le 3, c’est tout un système de choix et d’aléatoire qui rendait chaque run unique. C’était vraiment trop bien.
Pire bizutage du premier jour de travail EVER
De plus, l’aspect action lui aussi se retrouve grandement renouvelé au fil du jeu, avec des armes uniques pour chaque personnage. Leon aura les classiques fusils à pompe, magnum, mais aussi des améliorations d’armes (le fusil à pompe amélioré est foutrement jouissif), tandis que Claire possède un équipement plus exotique, comme le lance-grenades et sa panoplie de munitions, une arbalète et même un étrange fusil électrique industriel à un moment donné.
Clairement, j’ai préféré Claire (Clairement, Claire... huhuhu, je suis trop marrant) pour une première partie, car c’est selon moi le meilleur personnage pour une run A. Son arsenal plus technique la rend plus vulnérable (du moins quand on découvre le jeu) qu’un Leon plus bourrin qui s’accorde parfaitement à la run B, plus orientée action via Mister X. Puis l’histoire a plus de sens avec Claire en A, via des interactions qui n’ont pas lieu si elle est jouée en B, comme tout l’arc de Sherry infectée par le Virus G, ou Claire et Leon qui coopèrent à la fin pour la sauver. Cela donne plus d’interactions entre les deux personnages et intensifie encore plus cette aventure qui se parcourt à deux. Après, vous pouvez faire Leon en A et Claire en B même après avoir lu mes conseils, car tous les goûts sont dans la nature, même les plus mauvais. Nan, blague à part, faire Leon A et Claire B dans un second temps est très plaisant, si vous êtes d’attaque pour finir le jeu au moins quatre fois (je l’ai fini huit fois donc bas les couilles pour ma part).
Le jeu embrasse aussi bien plus un aspect action, la saga entame déjà sa mue dès le second épisode donc, même si le jeu se garde quelques petits moments d’horreur assez efficaces, notamment sur la seconde run avec Mister X qui, pour avoir fait le jeu avec un casque et le son assez fort, purée, ce salaud m’a fait un peu bondir de ma chaise parfois.
L’aspect action se ressent surtout dans le fait qu’il y aura beaucoup plus de zombies à l’écran, et beaucoup plus de monstres tout court. On ne manque jamais vraiment de munitions d’ailleurs (et on peut enfin intervertir nos munitions de lance-grenades, yes !), on peut allumer à tout va sans avoir peur de finir à sec. Le jeu distribue allégrement des recharges un peu partout, pareil pour les soins. On perd donc cet aspect "survival" pour aller vers autre chose. Mais ce n’est pas un défaut en soi, le jeu étant tellement plus fluide à jouer, plus rapide via les mouvements plus souples de nos personnages (bon, va falloir être patient pour le retrait des contrôles tank par contre), même dans les menus et les dialogues, tout va plus vite. Un gain de confort très appréciable.
Les ennemis aussi gagnent en vélocité, on s'éloigne des papy zombies du manoir. Ils mettent plus la pression en plus d’avoir des animations bien plus fluides, et petit bonus, on peut enfin continuer de les toucher durant leurs transitions au sol, ouf ! Pareil pour les chiens et autres saloperies, le tout gagne vraiment en fluidité, pour un jeu que j’ai forcément trouvé bien plus agréable à jouer que le premier, qui paraît déjà obsolète à côté. Malheureusement, on ne retrouvera pas les Hunters (« malheureusement pour toi ouais, je les hais ces FDP »), mais en contrepartie, c’est l’arrivée des Lickers, autre monstre iconique de la saga. Une autre belle saloperie, mais que j’ai trouvée bien plus intéressante à affronter que les Hunters. Ceux-ci étant aveugles, on peut parfois essayer de les passer en toute discrétion. Enfin discrétion, si encore on arrive à éviter les bouts de verre au sol.
Côté technique, le jeu n’est pas en reste, c’est impressionnant le boulot qu’a fait Capcom pour avoir un tel gap graphique entre les deux premiers opus. Même les cinématiques sont désormais de véritables scènes en 3D vraiment jolies, et assez nombreuses qui plus est... Attends... Oh non, non, non, non... Ils sont où mes acteurs de série B qui avaient leurs noms de personnages qui apparaissaient en lettres de feu en regardant la caméra avec un air très sérieux ? Le type qui se retourne car il se fait attaquer par un caméraman fou ? Le zoom sur une fausse mâchoire de chien en mode "Agreu greuh je vais te manger !!" ? Rendez-moi mes cinématiques nanardesques de film fauché qui passait entre deux films de boules un samedi soir à minuit sur M6 bordel !
Blague à part, le gap entre les deux jeux est impressionnant, et j’aime beaucoup cette période des débuts de la PS1 où tu voyais les studios prendre vite leurs marques avec la 3D entre deux opus (l’exemple le plus parlant étant encore FF7 avec ses bonshommes tout carrés suivi d’un magnifique FF8). Puis bon, les nouvelles cinématiques sont tellement bien réalisées que c’est un plaisir à suivre, surtout qu’ils ont refait le coup de l’apparition mythique du premier zombie, ici avec le premier Licker. Bien joué.
Ouais, je suis le type qui est battu au couteau un crocrodile géant, c’est pour un autographe ?
Un jeu vraiment excellent donc, avec lequel j’ai pris un grand plaisir, encore bien plus qu’avec le premier. Rien n’est à jeter dans cette suite, une rejouabilité de fou, un excellent level design avec ce commissariat très bien conçu et une progression que j’ai trouvée très fluide et réussie, qui se maintient même après le commissariat. Puis l’histoire se suit bien, on en apprend plus sur Umbrella et le monde de Resident Evil. Bref, très probablement le meilleur jeu de la période classique de la saga en somme.
Forcément, j’ai refait plein de fois le jeu, pour un total de huit parties. Je voulais voir toutes les variantes de l’aventure, puis relever plusieurs défis. J’ai fait le rang A avec les deux personnages, qui est franchement simpliste dès qu’on connaît un peu le jeu, puis j’ai fait une run au couteau avec les deux personnages dans la config Leon A / Claire B. Et là clairement, c’est plus la même qu’avec le premier opus, tant c’était de loin plus difficile ! Ah ouais, fini les boss simplistes où il suffit de spammer le couteau sans bouger (à part le Tyran, qui restait toutefois très simple), ici, c’est bien plus compliqué, surtout que chaque run a ses propres boss. La traversée du jeu en elle-même au couteau reste assez simple une fois qu’on connaît bien le jeu, mais les boss, purée...
Nom de Dieu le crocodile où il faut faire un perfect de chez perfect sinon on est mort, je l’ai recommencé un paquet de fois, clairement un des passages les plus durs. Mais le plus hardcore, c’est pour moi le boss final en deux phases de la run A, qui est vraiment brutal. Déjà, il n’est pas évident d’éviter les attaques de la première phase tant le timing est particulier à appréhender, mais alors la phase de Birkin transformé en vilain toutou, outch, c’était sacrément chaud. J’ai dû m’y reprendre de nombreuses fois, tant notre santé est dur à gérer, et qu’on est obligé d’utiliser des placements précis pour faire louper des attaques sauté du boss, tant celui-ci n’est pas prévu pour le couteau ! Faut être con aussi, mais j’aime me faire du mal. Pire encore, une fois réussi, je n’ai pas réussi à fuir à cause du timer trop bas bordel, il a dû me manquer 3 secondes même pas ! La seconde fois, c’était la bonne !
La run B quant à elle est bien plus simple au couteau. Le combat final contre Mister X est facile car il faut attendre le lance-roquettes obligatoire, et le gros tas de la true end revient à un spam de couteau sans bouger. Mais quel challenge à faire sur les deux parcours pour le coup, c’était vraiment dur avec cet opus, et j’ai bien aimé ! Allez, un autre RE fait au couteau, je peux cocher celui-là aussi !
Mais ce n’est pas tout, car il y a aussi trois autres modes à compléter une fois le jeu fini. On a déjà l’Extreme Battle qui se débloque une fois le jeu terminé avec la version Director's Cut (eh non, pas de version DualShock avec des musiques qui puent la merde, j’en suis le premier attristé croyez-moi), qui est un très bon petit mode. Il faudra parcourir tout le jeu en sens inverse dans un parcours divisé en trois sections, avec à la fin quatre bombes à trouver planquées aléatoirement parmi huit emplacements dans le commissariat pour finir la partie. Le mode est assez long et possède trois niveaux de difficulté, qui octroient plus ou moins de rubans encreurs et impactent énormément les munitions trouvées ainsi que les dégâts pris et reçus.
Et vraiment, c’est un très bon mode, surtout dans la difficulté 3 qui est vraiment brutale, un très bon challenge croyez-moi. De plus, il y a de l’aléatoire avec souvent une salle pouvant avoir deux compositions différentes, avec parfois des zombies ou carrément un Mister X en colère à la place, c’est vraiment chouette. Puis on a le choix entre quatre personnages, tous bien équilibrés avec chacun leur équipement. Et hormis Claire et Leon, on peut aussi incarner Ada (pas besoin d’attendre le 4 pour ça !) et même Chris quoi ! Putain, il était là depuis le début le salopard, trouve vite retrouvée ta sœur !
Bref, super mode, je l’ai fait en difficulté 3 avec Ada, c’était bien amusant et un bon challenge. Puis impossible de ne pas voir avec ce mode les fondations du tout premier mode Mercenaires dans RE3, tant le concept est proche.
Puis après ça, il y a les deux autres modes assez connus de ce jeu qui sont Le Quatrième Survivant, nous faisant incarner Hunk, aka le perso le plus stylé de la saga, et Tofu aussi ! Par contre le bordel les conditions pour les débloquer, pas un site sur le net n’est d’accord sur comment faire, il a fallu un peu chercher sur les forums pour savoir comment les débloquer. Mais je vous donne ici la méthode qui marche : il faut faire deux parties qui se suivent (Claire A -> Leon B ou l’autre variante) avec au moins un rang A dans une des deux parties pour débloquer Hunk.
Pour Tofu, faut être patient, car il faut faire pareil que pour Hunk, au moins un rang A, mais sur six runs de suite sur la même sauvegarde (en gros, par exemple Claire A -> Leon B -> Claire A -> Leon B -> Claire A -> Leon B). Vous comprenez pourquoi j’ai fait huit fois le jeu désormais ? Si on veut Tofu et voir toutes les variantes, faut un minimum de huit parties, démentiel.
Les deux personnages ont exactement le même parcours à effectuer et sont confrontés au même obstacle : démarrant des égouts, il faut rejoindre l’héliport en suivant un parcours linéaire, toutes les portes à côté étant fermées. Aucun objet sur la route, juste ta bite et ton couteau en plus de quelques munitions, armes et soins. Enfin, pour Hunk, car Tofu, c’est vraiment QUE sa bite et son couteau. Les cons, ils ont pris l’expression au pied de la lettre avec lui !
Le mode est assez difficile, mais se fait bien avec Hunk. Il faut surtout le faire plusieurs fois pour bien connaître les écrans et la manière optimale de les traverser. Obtenir le rang A est assez difficile, car il faut faire moins de quatre minutes, et je l’ai eu avec un joli 3 minutes 39 dont je ne suis pas peu fier. Technique, mais faisable, et très amusant.
Par contre Tofu, c’est chaud, clairement, c’est très chaud. Il faut connaître chaque écran par cœur, et malgré l’énorme barre de vie de Tofu pour compenser les coups inévitables à cause de notre couteau de merde (il fait vraiment zéro dégât dans ce jeu, c’est affreux, hormis les boss, tu fais aucun ennemi avec), ça va demander un sacré par cœur. Un gros challenge que j’ai fini par relever en m’entraînant sur toutes les salles, avec un joli rang A là aussi, en 3 minutes 25, encore plus rapide que Hunk.
J’adore l’écran de fin où le pauvre Tofu finit comme casse-croûte à Hunk, tout ça pour ça ! Mais fiou, c’était clairement le plus gros challenge parmi les deux premiers jeux. Tofu n’a pas volé sa réputation de mode hardcore, même s’il y a bien plus difficile dans le troisième opus (un certain Nicolai, mais on y reviendra, ohhh oui !). J’aime bien, dans l’espace commentaires d’une run avec Tofu sur You Tube, un mec a commenté « Fuck those plants ! ». Et en effet cher internaute philosophe, en effet...
Une suite incroyable. Rien à battre que le jeu perde de son aura horrifique pour laisser place à quelque chose de plus orienté action, tant le jeu est abouti en plus d’être un véritable plaisir à jouer, encore aujourd’hui. C’est bourré de contenu avec une rejouabilité de zinzin, plein de modes annexes, un paquet d’armes, des personnages charismatiques, clairement un des meilleurs jeux de la saga à n’en pas douter. Un coup de cœur !
9/10
Dans mon Royaume de Britannia,
rares sont les jeux d'une si grande qualité !
Les jeux ayant cette note font partie des préférés du créateur
du site (on le surnomme le Gardien, entre nous au château haha...)
!
Moi, Lord British, j'ordonne qu'on conserve ce jeu au musée de
Britain, parmi les plus grandes reliques du pays !