Resident Evil 0
Chauve (souris) qui peut
Genre : Horreur / Année de sortie : 2002
Publié il y a 3 heures
Resident Evil 0, c’est un peu le mouton noir de la série principale. Rien qu’avec le 0 dans le titre on est prévenu, celui ci sera différent des autres, revenant à la genèse de la saga. Et pour l’avoir parcouru de long en large et en travers, si ce n’est pas la daube qu’on m’avait vendue, il m’est impossible de faire fi de ses défauts majeurs, qui faut le dire, m’ont exaspéré plus d’une fois.
Sommaire de la série resident evil
Resident Evil 0 (6/10)
Un peu de Final Fantasy dans ton Resident Evil ?
Première petite déception, le scénario. Oui bon, je sais, si on est un tant soit peu objectif, la saga n’a jamais brillé pour son écriture. Mais le problème ici, avec cet opus 0, c’est qu’on nous vend les origines du virus, d’Umbrella, promis achetez notre jeu, vous aurez toutes les révélations. Donc on en attend un peu, on veut en apprendre plus sur le charismatique Wesker, pourquoi il nous trahit vraiment dans le premier jeu, quel est son passé, est il aveugle ou juste con à porter des lunettes de soleil en pleine nuit ? Idem avec Umbrella, c’est quoi l’origine de cette compagnie du démon, pourquoi le virus T ? À toutes ces questions, eh bien pas vraiment de réponses satisfaisantes. En effet, on en apprend un peu plus sur le créateur du virus T, en la personne de James Marcus, le principal antagoniste ici, et un peu sur les origines d’Umbrella, mais au final, le scénario n’apporte pas vraiment les réponses attendues ni point de vue qui aurait pu apporter un nouveau regard sur les évènements de la saga. Puis qu’est-ce que j’ai ri avec Marcus quand il dit vers la fin « Et le monde brûlera dans un enfer de haine hahhaha », au secours quoi ! Mais bon, c’est du Resident Evil qui s’assume et qui n’en a plus rien à foutre à la limite.
Pire, j’ai trouvé que ce scénario apporte des incohérences. Sérieusement, c’est quoi cette voie ferrée qui traverse la forêt de Raccoon City et qui mène directement au centre de recherche d’Umbrella ? Billy qui est un prisonnier qu’on transportait mais qui connaît les STARS alors que c’est une force de police locale inconnue ailleurs ? Rebecca qui butera un tas d’horreurs, apprendra à se défendre grâce à Billy mais qui redevient une rookie sans défense dans le premier opus ? Puis Marcus, bordel, c’est un boss de Final Fantasy le type. Et d’ailleurs, pourquoi son accent change subitement quand il transite entre son apparence jeune et vieille ? La réponse à tout ça :l’histoire dans les RE, ça a toujours été écrit avec le cul. Alors certes, c’est vrai, mais même au sein de la saga, je trouve que ce Resident Evil 0 fait particulièrement fort.
Mais allez, à la limite, le scénario, hop on s’en branle. L’autre aspect mal branlé du titre, c’est le Game Design assez calamiteux. J’ignore si le jeu a été rushé ou alors si c’était juste une équipe B qui a taffé sur ce projet, mais le jeu est truffé de défauts de conception qui tapent sur le système. Pourtant, je suis un bon client, j’ai rien de vraiment négatif à dire sur l’idée de jouer deux personnages. Jouer Rebecca et Billy en duo, même si le fait d’avoir deux personnages réduit grandement l’aspect horreur (le côté flippe de la saga, à part le premier jeu de toute façon…), c’était une bonne nouveauté j’ai trouvé, ça apporte du renouveau. Seulement, dieu que le tout est mal pensé et empli d’imperfections.
Déjà l’inventaire, seulement six espaces par personnage, c’est bien trop peu. Je comprends ce que se sont dit les développeurs, deux personnages pour compenser, mais non, entre les armes qui prennent deux slots, les soins et les objets clés, on n’a jamais assez de place. On peut poser nos objets au sol en effet, mais ça ne compense pas le retrait des coffres magiques, qui étaient TELLEMENT plus pratiques à l’usage.
Le fameux lance grappin qui bouffe deux slots dans l’inventaire a marqué les joueurs de cet opus, tant il est symbolique du mauvais Game Design du jeu. C’est un objet qu’on obtient et utilise dans le train au tout début, et une fois cette section terminée, on s’empresse de s’en débarrasser vu qu’il prend deux emplacements, ce qui est énorme. Sauf que biiiiieeeen longtemps après, le jeu nous redemande de l’utiliser, ce qui nous forcera à revenir au tout début où on l’a abandonné, où sur le chemin du retour, des singes à la con auront respawn (pires ennemis de la saga EVER), au secours. On utilisera cet objet contraignant de nombreuses fois durant la section suivante, jusqu’à un moment où on n’en aura plus besoin, mais le jeu ne nous avertira pas ni ne nous proposera de le jeter comme tous les objets clés du jeu qui ne sont plus utile. Et comme on ne veut pas se faire avoir de nouveau, on le trimballera « au cas où », cet objet prenant deux emplacements, dans un passage en plus où on n’a plus qu’un seul personnage, réduisant nos poches libres à seulement quatre objets durant un long moment.
Voilà le genre d’erreurs de Game Design de ce jeu. En vrai, tout l’aspect coop avec les deux personnages est maladroit. On utilise au final que Billy pour le combat avec Rebecca le plus souvent derrière, tant celui-ci est bien plus résistant, et que ses dégâts sont supérieurs (oui wtf, même les armes font plus de dégâts avec lui). Et dans les rares moments où les personnages sont séparés par la force des événements, avec des inventaires si restreints, il n’est pas rare qu’un des deux se retrouve limite coincée ou en grande difficulté à cause d’armes manquantes possédées par l’autre personnage, qui auront été plus utile avec l’autre. Je pense notamment au début, où selon un choix, Rebecca ou Billy affrontera seul un boss, clairement un gros désavantage si on a choisi Rebecca sans le savoir…
Faire le jeu une première fois, à cause de tous ces petits défauts de conception, de ce Game Design mal pensé, rend le jeu particulièrement frustrant et pénible, et je comprends ceux qui l’ont détesté à cause de ça. Cela dit, pour ma part, comme je fais les RE classiques plusieurs fois (4 fois en tout pour celui-là), eh bien ça va, une fois qu’on connaît toutes ces bêtises de Game Design, ces pièges, comment gérer ces objets, ce que le jeu attend de nous, c’est tout de suite beaucoup plus agréable. Je ne dis pas qu’il faut faire absolument le jeu au moins deux fois et que ça excuse le Game Design plutôt médiocre, mais ça aide grandement à mieux apprécier cet opus.
Je hais les singes (enfin… vous m’avez compris !)
Et le dernier aspect du jeu qui m’a ô combien chagriné, la lenteur atroce du jeu. Alors oui, je sais, on revient à une formule plus horreur, et c’est normal que le jeu soit moins speed que le 3 sur PS1, qui était bien plus action, mais que c’est dur de passer du 3 au 0 (en plus d’être très mauvais en maths). Pourtant, dans une saga de jeu vidéo en général, c’est souvent plus dur de passer d’un jeu récent à un des premiers opus de la série, logique, les jeux évoluent. Là c’est tout l’inverse, le jeu est si lent, les persos redeviennent rigides as fuck et perdent en vitesse, finies les esquives gracieuses de Jill que le 3 avait apportées, pfiou c’est dur.
On ressent une vraie régression à ce niveau, et ce sans parler des portes de l’enfer qui prennent un temps fou. C’était moins le cas dans les anciens, car ici, avec les deux personnages et les nombreux backtracking incessants surtout dans le centre, les chargements des portes sont infernaux. Mais m’en fous, je joue à la version supérieure PC, il existe un tout petit mod très simple à utiliser pour supprimer les animations de portes (rien à installer, juste à lancer un exécutable qui repère le processus du jeu et applique sa modif), et dieu merci, tant il est une bénédiction.
Et toujours relatif à cette lourdeur dans le Gameplay, quelle régression sur les combats aussi. Tout est lourd là aussi, fini le couteau utile et revoilà le couteau à beurre quasi inutile, même sur les zombies ça prend une éternité (que la run au couteau va être sympa). Même avec les autres armes, ça manque d’impact. Plusieurs ennemis ne subissent par exemple aucun recul, même avec un coup de pompe ou de revolver, ce qui fait que parfois, on ne peut juste rien faire pour éviter des attaques inesquivables comme les hommes sangsues et leurs biffles de trois mètres à la con, ou encore les horribles singes. Une aberration ces macaques, ils sont tout petits pourtant, mais sont aussi voire plus résistants qu’un Hunter, ça n’a aucun sens et ils sont un cauchemar à combattre (heureusement, il n’y en a que très peu au final). Même la nouvelle arme qui est le molotov, c’est sympa en soi, une sorte de grenade, c’est en plus le point faible des hommes sangsues, mais le lancer est si lent qu’on se prend des coups parfois avant même de finir le geste. L’aspect action a subi une énorme régression après un RE 3 très plaisant de ce côté, et quel dommage.
Puis allez, je finis de râler avec les boss, qui sont probablement les plus mauvais de la saga. Impossible de ne pas évoquer la chauve souris, qui est tout simplement un des combats les plus éclatés au sol du jeu vidéo, à cause d’une visée automatique atroce qui cible aléatoirement les petites chauves souris au lieu du boss, un enfer sur Terre. Même les autres, sérieux, un mille pattes géant qui n’attaque jamais, et encore un Tyran qu’on affrontera deux fois dans un combat identique ? C’est nul. Ne parlons même pas du combat final contre la reine liche qui est une pure dégueulasserie en termes de direction artistique, un gros tas de merde du genre à se demander où est ce qu’il est le cul cul, où est la tête tête (sans rire, à un moment j’étais persuadé d’attaquer son cul et d’être safe, sauf que c’était la tête, surprise motherfucker). Bref, l’action dans RE 0, c’est de la merde.
Donc voilà, tout le négatif est évacué, et oui, ça fait beaucoup tant je critique au final tous les aspects du jeu. Mais malgré tout ça, j’ai quand même trouvé de bonnes choses à ce jeu, qui m’ont malgré tout fait passer suffisamment un bon moment pour que ce ne soit pas un naufrage absolu pour moi. Déjà merci, la version HD next gen (sur Steam aussi) apporte des contrôles modernes. Si j’ai gardé les contrôles tank lors de ma première run, soucieux de conserver l’expérience originale, j’ai très vite utilisé par la suite les déplacements modernes, et pfiou, quel gain de confort et de fluidité. Ça combiné au mod qui retire les animations de portes, ça rend le jeu déjà bien plus digeste.
Autre chose que j’ai aimée, les environnements traversés. Le train est en termes d’ambiance mon préféré et un des passages que je préfère dans les Resident Evil old school. J’adore la pluie sur les fenêtres, le train qui poursuit sa course folle (la forêt de Raccoon City est vraiment très grande), les zombies qui peuvent surgir des sièges passagers, etc… Le manoir est cool, le centre de recherche aussi, surtout avec le petit twist qui connecte ce lieu avec le labo du 2 qu’on revisite très partiellement, j’ai adoré ce clin d’œil ! Puis le jeu est magnifique, même encore aujourd’hui, c’est beaucoup trop beau. Toutes les salles qu’on arpente fourmillent de détails, ça rend nos pérégrinations bien plus agréables qu’à l’ère PS1 c’est certain.
Même son de cloche du côté du level design, que je trouve faire partie de mes préférés avec le recul. Celui-ci est varié, et exploite même plutôt bien l’usage de nos deux personnages, si on arrive à mettre de côté le problème des inventaires. Le manoir est bien conçu avec ses nombreux couloirs gravitants tous autour de la zone centrale, permettant une exploration fluide. Même le train, bien que linéaire, utilise bien le Gameplay à deux personnages (même si ce système de freinage d’URGENCE n’est pas bien pratique en cas d’URGENCE). Même le laboratoire final, c’est l’un des plus cool en termes d’ambiance et de level design de la série, là où souvent ceux-ci sont expéditifs et très linéaires, c’est moins le cas ici. Par contre dans cette zone finale, je tiens à décerner un gros fuck d'or aux grenouilles mutantes, allez bien vous faire voir (vous comprendrez).
Même les énigmes sont plutôt sympas, que ce soit le petit puzzle pour rétablir le courant dans le labo, la porte avec un cadran nécessitant un code reprenant des passages d’un livre, les mélanges de substances avec Rebecca, ou encore l’énigme des statues d’animaux. Alors oui je sais, la plupart des joueurs la détestent, mais comme je l’ai réussie sans aucune astuce, je suis tellement fier et je me sens si intelligent que j’ai envie de vous dire, c’est votre faute les gars. Non clairement, cette énigme m’a pris un certain temps à résoudre, mais une fois la logique comprise, je l’ai trouvée vraiment chouette, et une des plus intéressantes de la série jusqu’à là. Clairement plus difficile que celles habituelles de la série, mais c’est bien un peu de changement.
Ah, there you are !
Donc vous voyez, j’ai aimé certaines choses quand même, tout n’est pas à jeter dans ce Resident Evil. J’ai donc passé un relatif bon moment lors de cette première partie, puis j’ai ensuite fait le jeu en difficile en visant le rang max pour tout débloquer. Plutôt simple quand on connaît le jeu, surtout que comme dit plus haut, le jeu s’apprécie bien plus une fois les errements de Game Design connus. Le tout est plus fluide, on gère comme un pro notre inventaire, ce putain de grappin, on se fait pas avoir deux fois, tout est bien plus agréable.
Une fois ce challenge terminé, j’ai fait les deux modes bonus. À commencer par Leech Hunter, un mode bonus consistant à retrouver 100 sangsues cachées dans tout le manoir, puis à le quitter par la porte principale. J’ai trouvé ce mode vraiment médiocre dans sa conception, car déjà il est difficile vu que c’est infesté de monstres, et vu que la partie action est nulle à chier, c’est clairement un aspect négatif. Puis le fait que les sangsues s’empilent par 10 dans l’inventaire et ne peuvent plus jamais être posées par la suite, nous oblige à clean ENTIÈREMENT le manoir avant, puis à refaire un passage pour les sangsues. J’ai mis plus d’une heure pour finir le mode, c’était interminable. Surtout que des monstres réapparaissent quand il n’en reste plus que 10 à prendre, soit au moment où tu peux porter qu’un seul objet par personnage, donc ne peux plus recharger, au secours. Vraiment un mode médiocre et mal conçu. Je l’ai fini à 100% en mode difficile cela dit, mais je m’y suis bien ennuyé.
Puis après il y a le mode Wesker ajouté par la version HD. En gros on refait le jeu avec Wesker à la place de Billy, et Rebecca a une tenue dans le genre de Jill dans le 5. Et c’était très fun à faire en vrai, Wesker est complètement pété, il peut charger une attaque avec ses yeux pour tout exploser à l’écran et courir hyper vite comme dans le mode Mercenaires du 5, trop cool. Surtout que j’avais tous les objets craqués débloqués grâce au mode Leech Hunter et à mon rang max de l’aventure, j’ai tout explosé mais c’était vraiment rigolo. Un bon petit ajout.
Puis enfin, j’ai refait une quatrième fois le jeu, en normal, sur une run au couteau (en facile c’est beaucoup trop simple tant les dégâts qu’on fait sont cheatés même au couteau + les soins quasi infinis, pas vraiment d’intérêt). Je fais ça sur tous les Resident Evil où c’est possible, je l’ai fait sur les trois premiers, alors pourquoi pas lui. Ça a été de loin le plus difficile à faire au couteau, mais de très très loin. Tout simplement car le jeu est, au contraire des anciens, vraiment pas pensé pour être fini au couteau. Même si c’est possible, c’est un putain de calvaire.
Et le pire dans mon challenge, ça a été la terrible chauve-souris, aka le pire boss de l’histoire, qui est la pire immondice de tous les temps au couteau. Il n’y a pas de strat, tu te fais chopper en boucle, il n’y a rien pour avoir un bon timing pour la toucher à coup sûr tant le boss peut attaquer de différentes manières. Cette merde est un sac à PV, 35 coups de couteau en moyenne, et quand les petites chauves-souris s’ajoutent à la fête, alors là, c’est pire que toutes les tortures russes genre privation de sommeil. La première fois, j’étais arrivé avec seulement deux soins, ce qui n’était pas assez, c’était impossible. J’ai dû refaire tout le jeu en faisant plus attention, arriver avec un inventaire cette fois rempli de soins et abuser de la sauvegarde durant le combat. Car seul truc sympa dans le Gameplay du jeu, les dégâts restent mémorisés même une fois sorti de la pièce. J’avais 10 rouleaux encreurs, j’ai fait donc tout autant de checkpoints, rechargeant dès que je prenais trop de coups, et même avec ça et 5 soins, j’ai dû y passer presque deux heures. Un cauchemar.
Mais même si c’est le plus atroce que j’ai connu dans une run au couteau, plein d’autres passages sont infernaux. La salle avec les grilles et deux Hunters à affronter seul au couteau est horrible (on peut néanmoins gruger le jeu avec Rebecca qui tape à travers la grille, elle peut même aggro les deux à la place de Billy, j’ai vu ça dans une vidéo sur le net), le puzzle des statues des animaux avec trois singes à tes trousses, et bien sûr les deux boss finaux. La première phase contre Marcus est un pur calvaire, tant les attaques sont inévitables (il te suit du regard lorsqu’il prépare une attaque, tu ne peux les éviter). J’ai réussi toutefois à le battre en gardant beaucoup de soins, via une strat où je le faisais tourner en permanence, avec Billy joué par l’IA qui le tapait de temps en temps. Puis le combat final, une horreur aussi, réussi à quelques secondes près avec les deux persos dans le rouge, c’était fou.
Pour ceux qui ont lu ma critique sur Resident Evil 3, ce n’était pas aussi dur que le rang A avec Nicolai, mais je pense que je place cette run en seconde position dans les challenges de la saga les plus difficiles qui existent, tant c’était exigeant et demandait des connaissances du jeu. Après, je me suis vraiment obstiné. Contrairement aux trois premiers, ce jeu ne fonctionne vraiment pas au couteau. Si vous aussi vous faites ce challenge dans la saga, pour moi, celui-ci ne vaut vraiment pas le coup, tant c’est dur pour de mauvaises raisons. Mais bon, et de quatre pour mon challenge des Resident Evil au couteau héhéhé !
L’opus le plus faible de la série au jour de sa sortie, il ne fait aucun doute. Partant pourtant avec de bonnes idées, le jeu est truffé de défauts de conception ici et là, qui l’empêchent d’être au niveau du reste de la saga principale. Un jeu que j’ai toutefois apprécié parcourir, une fois qu’on connaît ses travers. Cela-dit, Ça ne sera pas un opus qui va me marquer positivement, c’est certain.
6/10
Oh bah peut-être bien
que le grand maître de
ce site m'a demandé de
commenter ce jeu.
Il m'a même dit que, ben
qu'il m'a choisi, car le
jeu est un peu comme
moi, avec un beau fond
et de vraies qualités,
mais des défauts gênants
qui l'empêchent de vraiment
briller.
À vrai dire, je n'ai pas
tout bien compris. Le
maître voulait-il dire
que je suis un bon gars
mais que je suis moche ?
Ah bah non, c'est faux
hein, puis d'abord pour
le prouver, je vais
essayer de rentrer dans
Fawn, la ville de la
beauté qu'ils disent !