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SKORN OF BANANA



Pirates! Gold

Le trésor de Skorn le Rouge

Genre : Simulation / Année de sortie : 1987

Publié il y a 8 heures


J’adore les jeux comme Pirates!, c’est tellement typique de cette époque formidable des jeux PC. On cherchait à repousser toutes les limites, avec des terrains de jeu gigantesques, voire infinis, comme toute une galaxie à découvrir dans Elite, un énorme monde de fantasy un peu plus tard avec Arena (avec la promesse de pouvoir marcher des heures pour rejoindre une autre ville, mes couilles ouais !) ou encore Daggerfall, le tout couplé à de riches mécaniques de jeu permettant de créer son aventure sur mesure. Pirates!, c’est tout à fait dans cette lignée, et c’est pourquoi c’est trop de la balle.

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Le jeu qui nous apprend l’histoire et la géographie des Caraïbes

Alors, surprise au moment où je rédige cette critique, j’apprends que c’est le tout premier jeu de Sid Meier auquel je joue ! Alors oui, vos gueules, je les ferai un jour, les Civilization, je sais qu’ils sont trop bien. Mais je voulais surtout dire que j’ai fait un autre jeu, The Seven Cities of Gold, sorti en 1984, et j’étais persuadé que c’était un jeu de Meier, tant celui-ci est proche de Pirates!, mais non, rien à voir. The Seven Cities of Gold étant développé par le gars qui a fait M.U.L.E., car dans The Sev… Rah merde, abrégeons. Dans TSCOG, il était aussi question d’explorer à bateau tout un territoire (la conquête de l’Amérique), avec la gestion de notre équipage, la prise de villages et le même genre de concept, avec la possibilité de se balader dans une ville servant de QG. Un peu le même genre de jeu, où on essayait d’accomplir le plus de choses possibles au cours d’une partie.

Grossièrement, Pirates! reprend ce concept, le transpose à l’ère des pirates dans les Caraïbes et améliore chacun des aspects du jeu. Je tiens à dire que j’ai parcouru le jeu avec l’excellente version Gold de la Mega Drive, réputée comme étant un des meilleures versions du jeu. À ne pas confondre avec la version Gold du même nom sur PC, qui n’est pas la même et qui est assez médiocre d’après les avis. Un bordel, cette époque, avec des versions Commodore, DOS, consoles… On sait pas vraiment laquelle prendre, entre l’authenticité de la première version, mais pénible à découvrir, ou une version plus moderne et agréable à jouer, mais qui risque de dénaturer l’expérience originale, chose que je tiens absolument à conserver lors de mes tests. La version Mega Drive réunit le meilleur des deux mondes, et ça fait du bien pour un joueur comme moi qui refait actuellement tous les classiques de 1987 d’avoir un jeu un peu plus sympa artistiquement (oh oui, des vrais sons et pas des bips atroces, merci !).

La vaste terrain de jeu !

Toujours est-il qu’avec les jeux du genre de cette époque, l’aventure commence surtout par une lecture religieuse du manuel, tant vous n’y comprendrez rien sans lui, une certaine façon de lutter contre le piratage dans un jeu de pirates, me direz-vous. Le manuel est d’une grande qualité, tout est expliqué clairement sans que ça s’étale sur 100 pages, c’est très didactique et franchement, j’avais compris quasiment toutes les mécaniques de jeu très rapidement grâce à lui. Chose assez rare pour l’époque pour être soulignée, tant j’ai joué à des vieux jeux complexes dont je n’aurais rien compris à certaines mécaniques obscures sans Internet.

Première chose que j’ai grandement appréciée, la possibilité de personnaliser notre aventure. Le jeu étant très soucieux de suivre les événements réels, on pourra choisir entre plusieurs dates de départ pour notre partie dans les Caraïbes. Les plus anciennes correspondent à l’ère de la domination espagnole, avec, petit à petit, au fil des époques, une montée en puissance des Anglais, des Français et des Hollandais, ce qui apporte un certain équilibre. On peut donc choisir notre faction, et j’ai forcément jeté mon dévolu sur la faction la plus puissante, modeste, dotée d’une quantité de pains infinie dans les cales de ses navires. Je veux bien sûr parler des Français. Nous sommes en guerre.

On peut aussi choisir un talent pour notre capitaine, option très sympa permettant de se spécialiser dans certains aspects du jeu. J’ai pour ma part choisi de maîtriser l’art de l’épée, un des talents les plus utiles du jeu, tant on fera passer des capitaines au fil de notre lame au cours de nos croisades. Reste plus qu’à choisir une difficulté (j’ai commencé par la plus basse, mais on peut l’augmenter petit à petit au fil de notre progression), ainsi qu’une période. J’ai pris celle de 1660, celle des héros flibustiers, et à moi les Caraïbes !

Je propose un 49.3 pour aller péter la gueule aux Anglais

Le jeu débute, dans la plupart des scénarios, par un combat entre vous et le chef d’un navire pirate, justifiant ainsi votre position de capitaine. Après quoi, on est lâché dans le grand bain, dans une des villes du jeu selon les paramètres choisis. Étant français, j’ai débuté dans la belle ville de Port de Paix, à Haïti. Il est sympa de consulter la carte qui, reprenant la vraie situation politique de l’époque, permet de retrouver des endroits qu’on reconnaît. Dans les terres françaises, on retrouve aussi la Guadeloupe et la Martinique. Donc voyez, au lieu de claquer une fortune dans un billet d’avion pour vos vacances, jouez plutôt à Pirates!, ça pollue moins, et je suis sûr que vos enfants vont adorer !

Une fois l’équipage prêt (en soi, on a déjà une poignée de marins et de vivres permettant de prendre directement la mer), on peut découvrir le jeu. Et malgré ses nombreuses possibilités, j’ai été agréablement surpris par la simplicité du jeu. Grâce à ma lecture du manuel, toutes les situations étaient claires, et j’ai vécu une expérience d’une grande fluidité, sans quasiment aucun accroc.

En voguant sur l’océan, on fera la rencontre de nombreux navires, façon combat de JRPG. Libre à nous de les ignorer ou de s’approcher un peu plus, histoire de voir quel pavillon ils arborent. Si c’est un ennemi, le combat sera dès lors inévitable, à vous de juger les risques. Ennemi ou pas, cela sera défini par l’excellentissime système de factions du jeu. Avec quatre nations, nous ne sommes pas forcément conditionnés par celle de départ, en étant leurs alliés et forcément en guerre contre les autres. Mon départ me faisait commencer en tant qu’allié des Français, avec un titre de corsaire pour la France, mais j’aurais pu choisir un autre scénario du jeu, me faisant par exemple démarrer comme un Espagnol n’ayant aucun lien avec le gouvernement de son pays. Si on n’a pas de titre, libre à nous d’aller dans une ambassade d’un pays avec lequel on est neutre pour demander à battre pavillon pour lui. Cela n’est pas toujours possible, il faudra se renseigner à la taverne pour voir quelles nations sont en guerre les unes contre les autres (il y a pleins d’évènements aléatoires à exploiter, c’est très bien foutu). Celles-ci chercheront en toute logique des renforts de tous horizons. Attaquez des navires ou des villes appartenant à une nation, et celle-ci deviendra belliqueuse à votre encontre. Vous serez chassé de ses villes, vous forçant à vous infiltrer dans celles-ci si un objectif vous y amène. Libre à vous de trahir votre faction de départ, vous écrivez votre histoire, et tant pis si celle-ci n’est pas écrite dans les livres.

J’ai trouvé ce système de réputation vraiment excellent. J’étais, pour ma part, ami avec les Hollandais en plus des Frenchys à la fin de ma partie. Les gouverneurs français me demandant de combattre les Anglais et les Espagnols, détruire les navires et les forts de ces factions m’ont permis de grimper les échelons chez les Français, en débloquant de nouveaux titres comme capitaine, duc, etc. Chaque nouveau titre octroie un précieux indice pour retrouver un membre de notre famille disparu, en plus d’apporter des terres, qui servent uniquement à obtenir une meilleure fin de jeu. On peut même pécho la fille des gouverneurs à force de les voir plusieurs fois, et même les séduire. Si on a un rang assez élevé, il sera possible de combattre son mari et de la prendre pour épouse ! Trop bien, surtout que celle-ci est une mine d’informations très utiles.

Je préfère les combats aux sabres de Monkey Island

On a donc déjà un objectif plus ou moins à long terme, et à ça s’ajoutent plein d’autres possibilités. Un des objectifs du jeu est de collecter le plus d’or possible afin d’obtenir une fin réussie. Cela peut passer par l’attaque de bateaux, de grandes villes bien protégées ou par la chasse au trésor. On peut avoir vent de rumeurs sur ces précieux trésors de plusieurs manières, que ce soit à la taverne, via une carte au trésor, en demandant des informations à un pirate vaincu, en vendant à un gouvernement ce même pirate fait prisonnier, ou encore en découvrant un des secrets les mieux cachés du jeu : un trésor inca.

C’est un autre fil rouge du jeu. En progressant dans nos titres, on obtiendra des informations sur la localisation d’un des quatre membres de notre famille disparus. Au fil d’une enquête, il sera possible de le retrouver dans une plantation cachée quelque part grâce à une carte au trésor. Sauver ce membre de la famille nous récompensera avec une autre carte au trésor, celle des Incas. Très petite et quasiment impossible à déchiffrer au début, elle s’agrandit au fur et à mesure qu’on sauve les autres membres de la famille, jusqu’à nous permettre de trouver le trésor. Et alors là, jackpot ! Plus de 50 000 pièces d’or qui tombent d’un coup ! Dans ma partie, j’ai même réussi à en choper deux, car dès le deuxième membre de ma famille retrouvé, j’avais réussi à trouver le bon emplacement !

Ce côté pirate, avec pillage des côtes et recherche de trésors, le jeu le retranscrit à merveille. C’était si satisfaisant de réussir, avec mon maigre équipage et grâce à un bateau rapide, à attaquer rapidement le château d’une énorme ville pour en piller les immenses réserves d’or avant que celles-ci soient mises en sécurité ailleurs. Tout cet or ne sert finalement qu’à obtenir une des meilleures fins possibles du jeu, mais aussi à répartir notre butin entre les différents membres de l’équipage.

Une boucle de gameplay simple et particulièrement addictive

Comme notre équipage est vivant, il faudra gérer les stocks de vivres, de canons et de bateaux de notre flotte pour la rendre efficace. Pas assez d’hommes, et les prises de bateaux ainsi que les assauts contre les villes deviennent quasiment impossibles. Ceux-ci représentent grossièrement nos points de vie. Chaque coup de canon reçu ampute une partie de nos effectifs, et les combats au sabre avec le capitaine adverse, qui déterminent le vainqueur d’un affrontement, ont une difficulté grandement influencée par le rapport de force entre les deux équipages. Autant vous dire que si vous avez 20 hommes contre 200, fuyez !

L’autre aspect intéressant, c’est que cet équipage a aussi un moral à préserver. Celui-ci sera avide de conquêtes fructueuses et de trésors. Toutes ces réussites maintiennent son moral au maximum. Les laisser mourir de faim, enchaîner les échecs ou errer sans but, et leur moral chutera. Aux portes de la mutinerie, c’est la catastrophe, tant une partie de l’équipage vous abandonne à chacune de vos haltes, en emportant avec eux une partie du butin.

Et petit à petit, au fil du temps qui passe, il deviendra indispensable de partager le butin à la banque, tant le moral sera de plus en plus difficile à maintenir. Faire ce partage avec l’équipage sonne la fin d’une expédition, ce qui permet d’augmenter la difficulté, de terminer l’aventure ou simplement de repartir quelques mois plus tard avec un tout nouveau départ. Seuls nos titres et nos richesses seront conservés, et on repart à l’aventure dans un monde qui a évolué entre temps. Cette mécanique de relance d’une expédition pointe d’ailleurs du doigt un des défauts du jeu : on n’a jamais vraiment l’occasion de constituer un énorme équipage, ni de personnaliser ou d’améliorer nos navires. On recrute des gars dans les tavernes, on vole les bateaux qu’on attaque, mais à part ça, rien de vraiment intéressant pour ressentir un réel sentiment de progression ou de montée en puissance. Surtout qu’en 10 minutes de jeu, on peut déjà se constituer une flotte opérationnelle. Ça va un brin vite. C’est aussi le prix à payer pour ce parti pris d’un gameplay simple et accessible. Forcément, il n’y a pas autant de profondeur que dans un Elite, par exemple.

Un écran bien satisfaisant

Bref, voilà pour la boucle de gameplay principale, et dieu que j’ai adoré ! C’est si efficace et addictif. Il n’y a pourtant pas pléthore de choses à faire, à part du commerce, des combats et de la chasse aux trésors, mais tout s’imbrique si parfaitement qu’on a toujours un objectif à poursuivre. Un gouverneur peut nous mandater, par exemple, pour capturer un pirate ennemi accosté dans un port lointain. Sur la route, on combattra d’autres pirates, qui nous renseigneront sur des rumeurs parlant d’un mystérieux convoi rempli d’or, l’un des deux autres types de grands trésors à trouver. On optimisera notre trajet pour inclure un passage dans cette ville qui en sait plus sur mon père disparu. Puis, tiens, une ville de la perfide Albion se trouve sur notre chemin, remplie d’or et avec une faible garnison. À l’assaut !

Ça a été une expérience géniale et je tiens une fois de plus à le préciser, d’une grande accessibilité pour un jeu de 1987. Certes, j’ai fait le jeu avec la version Mega Drive, sortie un peu après et qui apporte un confort de jeu fort appréciable, mais pour avoir regardé du gameplay de la version Commodore originale, à part des menus plus moches et un jeu un peu plus lent, il n’y a pas de grandes différences. Non, c’est vraiment un jeu assez simple d’accès, très permissif, sans simulation ni mécaniques trop complexes qui viennent gâcher l’expérience.

Je suis allé au bout de mon aventure, sauvant toute ma famille, trouvant le trésor des Incas et épousant la charmante héritière du gouverneur de Petit Goâve. Charmant petit village côtier d’Haïti, je revois encore mes folles nuits de passion sur le sable chaud avec la belle Pénélope. Magnifique Pénélope, bien qu’aristocrate plutôt que combattante, tu aurais vu mon coutelas bien plus souvent que n’importe lequel de mes ennemis. Ah oui, Pénélope, oui, mordille encore plus fort à cet endroit… Ah non, ça, c’est un crabe !

Équipage dépressif… Sûrement le scorbut…

Bref, le jeu propose même dix objectifs cachés à essayer d'atteindre pour obtenir une fin parfaite, ce qui revient à trouver tous les types de trésors, sauver toute sa famille et épouser une femme. Toutes ces quêtes accomplies et avec un coquet magot amassé durant mes pillages et massacres, j'ai pu prendre un repos bien mérité. Car nous n'avons pas le choix : au bout d'un certain nombre d'années, notre personnage est gagné par les rhumatismes et devient bien moins rapide et efficace au combat, ce qui rend progressivement le jeu de plus en plus dur, jusqu'à se voir imposer une retraite. J'ai terminé mon aventure avant, mais il me semble qu'elle arrive vers les 35 ans du personnage. Toutes ces mécaniques nous poussent à vivre une nouvelle aventure avec une nouvelle configuration de départ et à tenter autre chose, même si les nouvelles possibilités ne sont pas si nombreuses une fois une partie complète terminée.

On peut toujours, cela dit, participer à des petits scénarios spéciaux sympathiques. Ils nous font prendre le contrôle de certaines légendes du milieu, comme un certain Drake ou Morgan. Ces scénarios nous plongent en pleine partie en reproduisant un événement historique marquant. Par exemple, choisir l'Olonnais nous fera commencer avec un énorme équipage, aux portes de la ville de Maracaibo, permettant de reproduire son sac, un événement historique important. Libre à vous de continuer ensuite avec ces scénarios. Ce sont, en quelque sorte, des sauvegardes toutes faites.

Je m'en suis servi pour explorer les dernières mécaniques de jeu sur lesquelles j'avais un peu fait l'impasse durant mon aventure principale, et à raison. Je me suis notamment essayé à l'attaque terrestre d'une grande ville avec l'énorme équipage de l'Olonnais. On passe alors en vue du dessus, en contrôlant plusieurs escouades de nos troupes, et le but est d'atteindre le château pour enclencher un combat. Sur la route, il y a quantité d'ennemis : chevaliers, tireurs, il y a un peu de tout… Mais c'est un bordel ! Ce n'est pas vraiment fun, les chevaliers ennemis sont surpuissants et, au final, la seule stratégie viable consiste à rusher le château pour enclencher le combat au sabre et gagner directement.

Les combats contre les villes ne sont pas la partie la plus réussi du jeu

C'est d'ailleurs un peu le défaut des autres combats, que ce soit contre un navire ennemi ou lors de l'attaque d'un fort par la mer. Il s'agira toujours de rusher au plus vite la cible pour déclencher le combat au sabre, ce qui permet de limiter les pertes humaines. Car si on s'amuse au début à essayer de toucher les bateaux ennemis avec nos canons, on finit très vite par abandonner cette idée, tant cela présente peu d'intérêt réel, sauf si on est vraiment en infériorité numérique. Et encore, il ne faut surtout pas se faire toucher soi-même. Parfois, les bateaux ennemis nous touchent puis se mettent à fuir, rendant certains combats INTERMINABLES. Non, j'ai toujours foncé sur les bateaux, éventuellement avec un petit coup de canon avant, et zou, à l'abordage ! C'est bien plus rapide et fun comme ça.

Pas fou, l'aspect combat, donc. Mais comme il est simple et que les combats au sabre sont triviaux, le jeu reste très plaisant et sans prise de tête. Je vous recommande d'ailleurs de ne pas dépasser le deuxième cran de difficulté. J'ai essayé dans ma partie principale, mais j'ai vite repris une ancienne sauvegarde, tant ça devient un calvaire au niveau maximal. Ce n'est pas juste plus dur, ça devient cauchemardesque à jouer, et on tombe justement dans un jeu de simulation hardcore qui perd beaucoup de son charme. Voici quelques raisons de fuir les difficultés élevées :

• Le bateau devient une plaie à faire naviguer, nous obligeant constamment à baisser la voile sous peine de partir dans une direction aléatoire.

• Les combats au sabre sont hardcore, mais comme le gameplay n'est pas très poussé, il n'y a pas vraiment de technique permettant de prendre l'ascendant. Chaque combat devient donc pénible.

• S'infiltrer dans les villes des nations ennemies devient quasiment impossible, tant on se fait attaquer au sabre par un garde presque à chaque fois. C'est très, très irritant quand un objectif clé se trouve dans cette ville.

• Trouver des PNJ apportant des informations sur notre famille devient IMPOSSIBLE. Ils se trouvent toujours dans les tavernes des villes indiquées, mais le temps d'arriver sur place, le type en question est déjà parti ailleurs. Un enfer ! Je n'ai jamais réussi à trouver le PNJ avec renseignement en difficulté maximale, et ce n'était pas amusant, juste horrible.

• Et le pire de tout, c'est le moral constamment dans le négatif de notre équipage. Tu auras beau tout faire, tes hommes seront toujours très rapidement au bord de la mutinerie, rendant tout simplement le jeu injouable. Le temps de constituer un bel équipage, tu en as déjà qui fuient le navire avec tes maigres provisions.

Bref, tout ça pour dire : restez en difficulté débutant. C'est de loin la meilleure expérience possible. Au-dessus, cela ne fait que rendre le jeu plus énervant et moins bon, pas plus difficile.


Un excellent jeu d'aventure et surtout de piraterie, et dieu qu'il n'y en a pas assez dans le monde du jeu vidéo ! Il fait partie de ces jeux innovants qui lâchent le joueur dans leur univers et le laissent écrire sa propre histoire. Sa relative simplicité l'empêche d'être une aussi grande claque qu'Elite un peu dans le même genre, sauf qu'on parle de vaisseaux spatiaux là-bas, mais pour le premier grand jeu majeur de Meier, ça reste impressionnant. Un classique de 1987, assurément.

8/10

visage du gardien de Ultima 7

Un jeu formidable qui m'inspire, j'en ai d'ailleurs écrit une chanson épique que je chante parfois à la taverne de Jhelom !
Bien que le créateur de ce site (qui semblerait venir du même monde que l'Avatar d'après les légendes) ne place pas ce jeu parmi ses plus grands coups de cœur, il y a tout de même passé un excellent moment !
Au passage, êtes-vous au courant que j'ouvre une nouvelle boutique d'archeries à Buccaneer's Den, en face des bains ?