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SKORN OF BANANA



Mega man

Une jaquette de toute beauté

Genre : Action Plateforme / Année de sortie : 1987

Publié il y a 2 heures


Tiens, tiens, c’est bizarre, tout le monde parle de Mega Man 2 comme un jeu culte de la NES, mais rarement il est fait mention du premier. Oh, ça ne m’inspire pas confiance cette histoire, on m’a déjà fait le coup avec le premier Street Fighter qui a été un des plus mauvais jeux que je n’ai jamais faits, pas envie de retomber dans la même mer… Ah non ça va, c’est plutôt un jeu solide, pas au niveau du second c’est certain, mais j’y ai pris un certain plaisir.

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Un premier niveau qui m’a d’emblée refroidi

Bon, je ne vais pas présenter la saga, ceux qui lisent cette critique connaissent le principe si particulier de cette série avec ses niveaux au choix, les nouvelles armes à récupérer ainsi que la succession de niveaux finaux. Bien que ce soit un fait connu, faut bien le reconnaître, c’était des éléments de Game Design très originaux pour son époque, 1987, et même encore aujourd’hui, ça reste plaisant. J’y suis allé totalement à l’aveugle, sans aucune soluce pour savoir l’ordre optimal. J’ai déjà fait d’autres opus de la saga, donc je connais le principe des armes fortes contre un boss, qui incite à trouver l’ordre optimal, mais franchement, à part ça… Et en voyant les gueules des boss, à part Fireman et Iceman qui s’opposent logiquement, le reste, pas évident !

Donc allez savoir pourquoi, ayant de bons souvenirs du niveau dans la neige de Mega Man X3 (meilleure musique de stage ever d’un Mega Man), j’ai commencé par le niveau d’Iceman ! Et là, si vous avez déjà parcouru le jeu, vous comprenez ma terrible erreur, vous savez l’enfer qui m’attend. Commencer par le niveau d’Iceman, voyez vous, c’est un peu comme commencer par le temple de l’eau dans Ocarina of Time au lieu de l’arbre Mojo, aller combattre Malenia dès la sortie de la grotte du début d’Elden Ring, CE N’EST PAS UNE BONNE IDÉE ! Tout bêtement car c’est un des niveaux les plus difficiles et surtout stupides de la saga à ce que j’ai compris, en tout cas de ce premier opus, de très loin.

Les portes de l'enfer blanc

Autant vous dire que mon premier avis sur ce jeu fut « Mais c’est quoi cette merde à la difficulté cheap typique de la NES qui m’attend encore… ». Que ce soit la section avec les blocs où il faut sauter en timing (pas si dur quand on connaît, mais débuter un jeu par ça…), l’horrible section de saut sur les monstres volants qui tirent dans tous les sens, pour terminer par un boss qui tue en 3 coups… Putain j’en ai chié. Et je suis têtu, car j’ai persisté, même si le jeu est au final très bien fait et permet à un Game Over de changer de niveau afin de revenir avec un meilleur équipement, je suis un gros try harder, et j’ai recommencé et recommencé, je voulais réussir ce niveau sans rien ! AU bout d’une heure et de nombreuses morts, dont une après celle du boss, touché par un tir resté à l’écran, SA MÈRE, c’est bon, Iceman est vaincu, et pas peu fier. Je peux vous le dire, quand j’ai refait le jeu avec l’arme électrique et celle qui permet de faire des plateformes, j’ai eu ma vengeance sur le jeu.

Après quoi j’ai enchaîné sur le niveau de FIREMAN et là, si le niveau est bien plus simple, nom de diou le boss, c’est quoi ce maboule à spammer les attaques ? J’étais prêt à en faire déjà une critique bien salée devant une nouvelle difficulté absurde, puis au final, à force de quelques try, je me rends compte que le boss n’attaque qu’à longue distance ou en réponse à un coup reçu, permettant de le rendre tout de suite bien plus gérable. C’est même sûrement un des boss les plus réussis du jeu, car il y a une véritable stratégie à maîtriser avec lui qui, une fois acquise, bouleverse totalement son combat. Surtout que mon arme de glace semblait lui faire pas mal de dégâts malgré l’absurdité de la chose (le feu fait fondre la glace mais en soi, je comprends, eau contre feu tout ça), donc j’ai réussi plutôt vite au final.

Tout le reste des niveaux sélectionnables est du même acabit, pas trop difficile, avec des boss à la difficulté modérée, qui s’apprennent assez simplement, surtout si on arrive avec la bonne arme, bref, ça a été au final un véritable plaisir de traverser les différents niveaux. Surtout que ce système d’armes est génial, rien que le fait de changer de couleur, je trouve ça sympa, puis chacune des armes a sa petite particularité qui fait qu’elles brillent toutes à certains moments du jeu hors boss, si on fait preuve de suffisamment de créativité (à part la bombe, c’est de la merde ça). Très belle surprise aussi cette arme trouvable dans un niveau, qui est une arme utilitaire servant à créer de grandes plateformes, indispensable dans un niveau chez Wily puis surtout incroyablement pratique pour passer sans danger les passages les plus à risque.

Une très bonne rejouabilité

Puis vient le gauntlet final, 4 niveaux qui se suivent cette fois afin d’aller vaincre Wily, qui contient bien sur une fournée de 4 nouveaux boss ainsi que le retour des 6 robots vaincus précédemment en guise de mini boss. Et ça va, la difficulté que j’ai ressentit est peut-être due à ma grande expérience sur les jeux du genre (j’ai fini beaucoup de jeux réputés très difficiles sur la NES sans continue), mais à partir de là, j’ai fini le jeu assez rapidement, surtout grâce aux continues infinis qui remettent au début du niveau en cours avec les ressources à fond, ce qui est une bénédiction.

J’ai forcément été confronté au Yellow Devil, qui a la réputation d’être un des pires boss de la saga tant celui-ci est réputé pour sa difficulté. Et en effet, j’en ai clairement chié au début, notamment avec son tir hyper rapide une fois sa téléportation terminée, mais au final, le jeu est très juste. Son pattern de téléportation est toujours le même, dans le même ordre, donc ça s’apprend. Je l’ai réussi au bout de quelques try, le temps de l’apprendre, et c’était bien plus simple que ce que je pensais. Je n’ai pourtant pas utilisé le fameux glitch du spam de la pause avec l’attaque électrique qui permet de le DETRUIRE sans effort, faut juste apprendre son attaque, rien d’autre. La preuve, j’ai refait le jeu deux fois par la suite, je l’ai bousillé sans quasiment prendre aucun coup, à part lors d’erreurs d’inattention.

Le reste est assez simple hormis deux passages. Le clone de Mega Man, j’en ai un peu bavé, jusqu’à ce que je trouve une technique correcte, que ce soit avec l’arme de feu ou électrique, les plus efficaces contre lui, et lorsqu’il arrivait sur moi, je passais à l’arme de corps à corps pour reprendre mes distances de manière plutôt safe. Le troisième boss, le robot dans une bulle, est plutôt simple une fois qu’on a pigé qu’il faut garder les blocs à lancer pour la fin du combat (chose que je n’ai absolument pas faite la première fois), puis enfin, il reste le boss rush de 4 boss robots combattus précédemment. Clairement, avoir Fireman et Gutsman à la suite, pas sympa, tant ils sont dangereux. Les deux autres sont triviaux avec la bonne arme, surtout ICEMAN, le pauvre, je l’ai détruit à mon tour en trois coups de jus, j’ai ma vengeance espèce d’enfoiré d’esquimau. Quant au boss final Wily, là aussi, le temps de trouver la bonne arme à spammer pour ses deux phases et zou, terminé.

Je vais te faire redescendre sur terre la flaque de pisse 

Et hop clap de fin, aventure terminée. Et c’était vraiment bien. Le gameplay est de plus d’une grande qualité pour son époque, tant les déplacements de notre personnage sont fluides et nerveux, peu courant pour cette époque. J’adore aussi cette idée de Gameplay avec les armes, le choix des niveaux qui, sans soluce, apporte beaucoup en rejouabilité, car je voulais forcément trouver LA RUN la plus optimisée. Car changer d’ordre dans les niveaux est ici loin d’être un simple gadget, tant certaines armes peuvent bouleverser la façon dont on approche certaines sections si on les possède ou non. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait, une seconde partie où, avec l’expérience d’avoir vaincu chacun des boss robots deux fois, m’a permis de commencer par Gutsman, et d’enchaîner ensuite avec le boss faible et ainsi de suite.

J’ai par la suite refait le jeu une troisième fois pour y accomplir mon traditionnel challenge de finir le jeu d’une traite sans aucun continue, et challenge réussi. Une fois qu’on connaît bien le jeu, ce n’est pas si dur que ça au final, malgré les boss chez Wily qui peuvent toutefois donner quelques sueurs froides. J’ai cela dit perdu de manière très stupide 4 vies en me jetant dans des pics pourtant simples à éviter sur des erreurs d’inattention, j’avoue avoir un peu sué sur la fin à cause de mes conneries. Mais j’avais amassé un beau pactole de vies, ça s’est au final très bien passé. Après, il y a aussi un compteur de points dans ce jeu, vestige inutile des jeux d’arcade, auquel je n’ai prêté aucune attention, tant ça n’a pas d’intérêt dans pareil jeu.


Donc verdict, c’est excellent pour un premier opus de la saga. Tout y est, les boss robots stupides (comme Cutman qui, ah bah… un ciseau sur la tête), une grande variété d’armes apportant petit à petit de nouvelles options, et une difficulté plutôt bien dosée pour son époque, couplée à des contrôles très réactifs. Ça ne m’étonne pas qu’une fois l’équilibre parfait trouvé avec le second opus, la saga ait connu une telle renommée, tant Capcom nous a déjà concocté en 1987 un des grands classiques de la NES.

8/10

visage du gardien de Ultima 7

Un jeu formidable qui m'inspire, j'en ai d'ailleurs écrit une chanson épique que je chante parfois à la taverne de Jhelom !
Bien que le créateur de ce site (qui semblerait venir du même monde que l'Avatar d'après les légendes) ne place pas ce jeu parmi ses plus grands coups de cœur, il y a tout de même passé un excellent moment !
Au passage, êtes-vous au courant que j'ouvre une nouvelle boutique d'archeries à Buccaneer's Den, en face des bains ?