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SKORN OF BANANA



Sommaire de la série dragon quest



Dragon Quest II (7/10)

Dragon Quest II

Tu n'aimes pas le farm ? Oh, quel dommage !

Genre : JRPG / Année de sortie : 1987

Publié il y a 9 heures


Ce second opus, c’est celui de la maturité. Fini la petite aventure simpliste et linéaire avec juste un perso (fait chier, je l’aimais bien ma petite aventure simpliste et linéaire avec juste un perso), maintenant, place à la grande épopée. Trois personnages, un monde entier à explorer de manière libre, un jeu plus complexe, et surtout… DU FARRRRRRRMMMMM !

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Sommaire de la série dragon quest



Dragon Quest II (7/10)


D’un continent comme terrain de jeu à un monde entier

Pour cette suite, l’histoire reprend environ 100 ans après la première aventure, qui avait vu notre héros mettre une rouste à un grand méchant démoniaque. Après la victoire, souvenez-vous, le héros partait avec dans les bras la princesse du royaume qu’il avait ainsi sauvé, pour y fonder à son tour son propre royaume. On y apprend donc que le terrain de jeu du premier opus n’était qu’un simple continent dans un monde gigantesque, qui sera désormais notre nouveau terrain de jeu. On débutera l’aventure avec l’un des descendants du héros, qui aura pour but à son tour de sauver le monde d’un nouveau grand méchant démoniaque, marchant ainsi sur les traces de son père. C’est beau, et c’est surtout dans son jus quoi, car niveau scénario, j’ai résumé toute l’intrigue du jeu.

Eh bien oui, on était en 1987, c’était encore loin d’être un standard à cette époque de proposer des scénarios véritablement poussés pour les JRPG. Pour rappel, les Dragon Quest étaient surtout très fortement inspirés des CRPG occidentaux, Ultima et Wizardry principalement. Pendant la sortie de ce second opus, en Amérique on avait Ultima IV avec son univers riche qui se passait déjà d’un grand méchant, où il fallait devenir une quasi divinité en respectant plusieurs vertus afin d’unifier le peuple sous une même religion. Le Japon a vraiment du retard à cette époque, car s’il est vrai que dans le monde du JRPG, ce Dragon Quest 2 est un peu ce qui se fait de mieux en la matière au moment de sa sortie, c’est vraiment qu’au Japon que c’est une petite révolution au final.

Donc dommage, j’aurais aimé un peu plus d’interactions entre les personnages, surtout qu’on en possède trois désormais, avec deux autres descendants du héros qui viendront nous épauler. Mais hormis les dialogues lors de leur rencontre, ces deux nouveaux personnages resteront muets l’intégralité de l’aventure (hormis pour la toute fin devant le roi, wow un dialogue), dommage. Ce qui fait qu’à part collectionner des indices dans les divers villages, il n’y a aucun élément d’histoire qui évolue, on nous rabâche juste qu’il faut sauver le monde de Hargon… Soit, allons botter le cul de Hargon donc.

Alors, ai je préféré cet opus au précédent ? Eh bien, difficile à dire, disons que chacun a ses qualités et ses défauts, et j’ai apprécié autant les deux pour des raisons différentes. Rho oui je sais, je me mouille pas, mais j’ai sincèrement apprécié les deux propositions si différentes. Si le premier était trop simpliste pour être un grand RPG, c’était aussi justement cet aspect qui le rendait si plaisant, un JRPG old school très facile à prendre en main sans prise de tête, sans secrets farfelus, avec une progression simple et un farm réduit à peau de chagrin (j’ai fait la version SNES cela dit). Le second, on est totalement dans les JRPG à l’ancienne qu’on imagine, un énorme monde à explorer avec un bateau, énormément de farm, on progresse via des petits indices ici et là qui nous obligent à prendre des notes, bref, une tout autre vision du JRPG. C’est classique en somme, et bien que plus tard les Final Fantasy comme le 6 ou Chrono Trigger feront bien mieux… Bah on est en 1987, et pour l’époque, l’aventure reste impressionnante tant elle est riche.

La surface de jeu devient énorme (au nord ouest, le continent du premier jeu parait pas bien grand)

J’aime les jeux complexes, et les JRPG old school ne me font aucunement peur. Le système d’indices avec des objets à trouver sur une case précise ? Aucun problème, pour avoir fait tous les Ultima bien plus complexes, j’ai l’habitude de prendre des notes sur tout, de conserver les indices pertinents, de noter ce que j’ai déjà exploré ou non. J’adore même ce style de jeu, là où certains, visiblement pas préparés à l’exercice, crient au jeu impossible sans soluce. Il n’en est (presque) rien si on prend des notes, mais il faut aimer ça j’en convient.

J’ai même fait quasiment tout le jeu sans aucune soluce, j’ai dû malheureusement en utiliser une à cause d’un bug ou d’une erreur de game design : le trésor du bateau à retrouver dans la mer. J’avais bien lu les indices quant à sa position et le fait qu’un point brillait en mer pour le trouver, mais le point brillant en question était invisible. Après avoir fouillé sur le net, il fallait au final reparler au type qui donnait cet indice pour le faire réapparaître, car c’est son dialogue qui conditionne l’apparition du point brillant. Alors est ce moi qui n’avais pas sauvegardé après lui avoir parlé la première fois ou autre chose, je ne sais pas, mais ça a été mon seul point de blocage.

Tout le reste est faisable, il suffit de tout noter, de recouper les indices et de ne rien laisser passer. Et j’adore ce genre de mécanique un peu style enquête, c’est si satisfaisant de trouver chacun des secrets du jeu de la sorte, on se sent vraiment récompensé et intelligent en progressant ainsi. Les secrets les plus chauds étant clairement celui du crest du feu à l’autel du feu (j’avais eu l’indice avec les torches, mais le truc de chercher à droite de l’écran, les salauds putain…) ou encore le truc à choper au troisième étage d’une tour, quoique facultatif ça.

Quand les JRPG étaient aussi des jeux d’enquête

Le jeu est donc bien plus grand, il est agréable de voir le monde s’élargir, en respectant celui du premier. J’adore ce truc de faire du terrain de jeu du premier opus un petit continent recouvrant à peine 15 % des terres explorables. Le message est clair, le premier opus, c’était clairement le tuto ! Puis le level design est vraiment bon, en séparant l’aventure en deux blocs. Un début assez linéaire, plus proche de ce qu’on connaît avec le premier Dragon Quest, où il s’agit de progresser, trouver les deux autres membres du groupe, ainsi que d’atteindre un port. Et ensuite, à nous le bateau, où la quasi intégralité du jeu devient disponible, pour une exploration libre qui file le tournis tant il y a de choses à voir. Une carte du monde se trouve de plus assez rapidement, nous permettant chez nous de prendre des notes sur ce qu’il reste à voir et à explorer.

Certains n’aiment pas car ça part dans tous les sens, moi j’adore. On peut partir en direction du continent du premier jeu (le plus logique car juste en face), ou alors explorer une des nombreuses îles, contenant tours, villages, châteaux et grottes. Tant de choses à voir, ce qui tombe de plus à point nommé avec cette nouvelle quête où il faut obtenir les 5 crests pour pouvoir aller combattre le vilain méchant démoniaque. On a donc une quête très ouverte, qui est une invitation au voyage, où il n’y a pas vraiment d’ordre pour l’exploration, surtout que les niveaux des monstres rencontrés restent bien cohérents. Je veux dire par là qu’on a peu de chances d’atterrir quelque part et de se faire exploser par des monstres surpuissants sans le savoir. Même l’endroit le plus dangereux explorable après avoir obtenu le bateau nous laisse notre chance, on va en chier contre un groupe de monstres, on va s’en sortir in extremis, puis on fait demi tour. Pas de mécanique frustrante venant artificiellement limiter notre exploration donc, c’est vraiment bien. Il doit bien y avoir une dizaine de destinations possibles, voire plus, après l’acquisition du bateau, c’est vraiment trop bien fait, surtout pour l’époque.

L'exploration des villes ont été mes moments préférés du jeu

Surtout que ce monde est intriguant à explorer, les villages sont toujours la promesse de nombreux indices qui vont nous faire progresser, de nouveaux équipements. Un donjon conserve en son sein presque toujours un objet clé pour notre progression. On a même ce curieux château avec un roi adorateur des combats d’arène, qui met en jeu un des précieux crests à récupérer. Je me souviens aussi de cette meuf avec une tenue de lapin comme celle de Bulma dans DBZ, avec qui on peut faire paf paf, incroyable (mon héros l’a fait une bonne dizaine de fois d’ailleurs). Et comme on retourne sur l’ancien continent, on a même une portion du donjon final avec deux petites surprises dedans, vraiment trop cool. Pas de doute, pour son époque, Dragon Quest dispose d’un excellent monde ouvert, intriguant et regorgeant de secrets que même aujourd’hui, j’ai su apprécier.

Vraiment dommage pour le scénario qui est si inexistant, j’aurais tellement aimé que celui-ci soit plus présent. J’aurais aimé des petits événements ici et là, avoir le sentiment de progresser autrement qu’en faisant l’acquisition d’objets clés. Même le premier avait limite plus un sentiment d’aventure avec le sauvetage de la princesse au milieu du jeu. Ici, à part devoir aller buter Hargon, on ne sait rien d’autre. On est même confus quand on possède le bateau, on est en mode « bordel mais je dois faire quoi moi ? Je sais même pas où il se trouve votre Hargon de merde ! ». Cela ne m’a pas tant dérangé que ça car je suis plus que rompu à l’exercice avec les jeux à l’ancienne du genre, mais au moins un petit dialogue, un petit truc qui nous donne une direction aurait été bien. Par exemple quelqu’un qui nous dit d’aller au donjon final du premier jeu afin d’y obtenir de précieux indices qui nous éclairent sur la suite, car pour ceux qui n’y sont pas allés rapidement après avoir obtenu le bateau, ils ont dû vraiment se balader aléatoirement sans véritable but.

Ça a bien changé le Rhône

Le point qui a par contre mal vieilli, c’est tout l’aspect combat. Je ne peux le nier, si je n’avais pas un émulateur, ce jeu m’aurait rendu tout simplement fou. Trop de combats, un taux de rencontre ridicule même en mer, couplé au monde gigantesque et à la quantité brutale de farm nécessaire en fin de jeu. Sans l’accélération très rapide de mon émulateur, l’expérience originale devait être un pur cauchemar, et je pèse mes mots. De plus, maintenant que nous avons trois personnages, les ennemis en face aussi peuvent être plus nombreux, donc tous les affrontements sont bien plus longs là où tout était plus fluide et expéditif auparavant. Donc même si j’ai joué sur émulateur, je prends surtout en compte l’expérience originale quand je fais une critique d’un jeu, et ouais, quel enfer les combats.

Surtout que le fait d’avoir trois personnages n’apporte pas tant de richesse que ça au système de jeu du premier, pire, il l’alourdit même. On ne fait rien de plus de ce qu’on pouvait faire avec notre unique héros du premier jeu, juste que nos compétences ont été réparties entre trois personnages. On a désormais le guerrier qui ne fera rien d’autre qu’attaquer durant les milliers de combats auxquels il participera, on a un hybride guerrier mage, puis la magicienne.

Le problème étant que le système de magie aurait dû être plus approfondi pour tirer parti des deux personnages magiciens, mais il n’en est rien. Toutes les magies en combat sont quasi inutiles hormis le soin. On a bien des sorts d’attaque de zone sur la fin oui, mais en plus de coûter une blinde en mana, ça apporte peu de choses de plus qu’une attaque du guerrier. À la limite, Explosion peut servir très rarement. Le reste, c’est plein de sorts type sommeil, silence ou kill en un coup, le genre de truc qui fonctionne 5 % du temps donc qu’on n’utilise jamais, je pige pas l’intérêt du coup. Il n’y a que contre le boss final que j’ai utilisé les sorts augmentant notre défense et ceux baissant celle de nos adversaires, c’est l’unique fois où j’ai fait autre chose que soigner. De plus, la magicienne est si fragile, puis comme il n’y a pas de système de placement (pourtant qui existait déjà dans des CRPG plus anciens), elle pourra se faire focus à la place du guerrier sans rien pouvoir faire, un peu maladroit j’ai trouvé.

Des combats, encore et encore...

Donc c’est pas terrible, et je préférais beaucoup plus le système de combat du premier, qui allait droit au but, c’était fluide, rapide, simple, et sans farm. Car dans cette suite, si on échappe plus ou moins au farm durant une bonne partie du jeu, la fin avec la grotte de Rhone et la région enneigée, les ennemis deviennent subitement surpuissants, et il va falloir grinder brutalement. On arrive vers le niveau 20 pour notre magicienne, il faudra l’amener dans les 28 pour avoir une chance contre le boss de fin. C’est une tannée, c’est long et chiant, même avec l’émulateur, alors je n’ose même pas imaginer sans. Et pire encore, je jouais à la version SNES qui corrige beaucoup de choses du jeu original NES, dont le farm, car c’était bien pire encore avant. Au secours.

Mais bon, cela dit, le combat final est un très bon challenge. J’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois pour réussir, mais comme le donjon final est court et qu’une mort n’est pas punitive (on réapparaît simplement au dernier point de sauvegarde sans perdre la moindre progression), c’est très plaisant d’enchaîner les tentatives, un bon point. Une fois le niveau 29 de ma magicienne atteint, j’ai refait une tentative, et j’ai enfin pu sauver le monde… Jusqu’au prochain gros méchant démoniaque, on s’est compris !

La fin aussi est sympa, ils ont repris le même truc qu’avec le premier jeu où il est possible de se promener dans le monde entier vidé de ses monstres, pour parler avec les habitants nous félicitant de la réussite de notre quête. Bon, ils disent toujours la même chose à force, mais c’est une chouette attention. Rares sont les JRPG où il est possible de voir l’après. Souvent à cette époque, un mur de texte et hop c’est fini. Là, on se promène et on constate les effets positifs de nos actions sur le monde.


Une bonne suite, qui apporte beaucoup de changements au premier opus, tant le jeu gagne en richesse et en complexité. Je lui décerne cela dit la même note que pour le jeu originel. Bien que j’aie apprécié ici le monde gigantesque qui s’ouvre sur sa deuxième partie et son très bon système d’indices qui forment à eux deux un puissant appel à l’aventure, le système de combat et ses diverses lourdeurs m’ont empêché d’apprécier pleinement cette fameuse aventure. Du bon et du moins bon donc, vivement la suite, qui au vu de sa réputation, j’imagine, gomme tous les derniers défauts de cette seconde itération.

7/10

visage du gardien de Ultima 7

Hummm, Papa British m'a permis d'arrêter l'étude du Codex de la sagesse ultime (mais qu'est-ce donc que le Codex ?) pour jouer à ce très bon jeu, et j'ai bien apprécié...
Pour le créateur du site (mais qu'est-ce qu'un créateur de site ?), c'est un très bon jeu, mais il lui manque quelque chose pour vraiment faire partie des meilleurs...
Holala, je ne comprends rien à tout ça, puis de toute façon, il faut que je retourne à mes devoirs... Hum, c'est quoi un Paladin ?