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SKORN OF BANANA



Sommaire de la série Donkey kong



Donkey Kong Bananza (9/10)


Donkey Kong Bananza

Enfin un nouveau jeu DK et non pas un remaster à la con

Genre : Plateforme / Année de sortie : 2025

Publié il y a 20 heures


Fiou, je croyais ne plus jamais revoir un nouveau jeu DK, tant l’attente fut longue après l’incroyable Tropical Freeze, qui reste encore à ce jour mon jeu de plateforme préféré ! Puis on pouvait avoir peur avec l’échec Metroid Prime 4 arrivé à peu près au même moment, qui a bien terni l’aura de prestige de la saga éponyme, mais il n’en est rien pour ce Bananza. Car s’il lui manque un petit quelque chose pour faire partie des plus grands classiques de Nintendo, ce nouvel opus reste quand même dans le très haut du panier.

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Sommaire de la série Donkey kong



Donkey Kong Bananza (9/10)



Oh, ça me rappelle Red Faction et quand je faisais des tunnels dans les maps étant gamin !

Et pourtant, j’ai mis un peu de temps à vraiment pleinement apprécier l’expérience. Faut dire, elle est tellement innovante qu’il faut un petit moment d’adaptation pour prendre pleinement en main toute cette nouvelle façon de jouer. Et oui, bien sûr je parle de tout l’aspect destruction du jeu, qui après avoir mis 60 h de jeu dans les dents à Bananza (et un 100% rondement mené), est une pure merveille d’innovation et un plaisir incroyable en jeu. On est vraiment dans ce travail de précision dont quasiment seul le Nintendo des grands jours est capable. Un peu dans le style de Tears of the Kingdom avec son système de construction ultra poussé, innovant, ultra fun, tout en étant d’une finition parfaite tant il y avait zéro bug.

C’est un peu pareil ici, je reste sur le cul devant ce terrain qui ne se déforme jamais de la même manière sous nos coups, le jeu qui mémorise tout l’état du niveau sans broncher niveau performance avec son insolent 60 FPS qui tient le coup, plusieurs terrains avec différentes caractéristiques qui renouvellent constamment le jeu jusqu’à la fin, en plus d’une panoplie de mouvements de DK qui exploite parfaitement tout ce nouveau système. C’est du très bel ouvrage clairement. Comme je disais plus haut avec Tears of the Kingdom, on est vraiment sur un jeu à gimmick, mais putain qu’elle est goldée cette gimmick. C’est fou, on a beau critiquer à raison Nintendo pour différents choix disons douteux ces derniers temps (surtout sur l’aspect tarifaire, ce DK n’y échappant pas avec un DLC limite day one à 20 balles…), mais bordel, c’est quasi les seuls encore aujourd’hui à réussir à proposer des jeux aussi innovants et fun. On le constate d’ailleurs avec le cas AstroBot de Sony. Ok c’est un super jeu de plateforme, mais c’est du classique, qui reprend en plus toutes les meilleures idées d’autres jeux (chez Nintendo notamment), tandis qu’à côté tu as ce Bananza en développement au même moment, qui apporte de nouveaux systèmes de jeu innovants et créatif, plutôt que de faire du réchauffé.

ça change des masques sans âmes de Return quand même !

Puis côté gameplay, ça marche du tonnerre. C’est la team de Mario Odyssey qui est derrière ce nouvel opus, et ça se ressent sur pas mal d’aspects du jeu, notamment sur la maniabilité du singe. On y retrouve toute la maniabilité si confortable d’Odyssey, mais aussi toute sa technicité qui permet, soi-même au fil du jeu, de s’améliorer et de découvrir de nouvelles techniques pour progresser avec plus d’efficacité. On pouvait enchaîner les sauts plongeants avec Cappy via un peu de pratique, ici le surf sur rocher permet un peu de la même manière de parcourir de longues distances avec de la maitrise. S’ajoute à ça tout un aspect compétences à débloquer donnant un véritable intérêt aux bananes à collecter, sympathique bien qu’assez anecdotique au final.

On perd aussi la gimmick de possession d’ennemis pour la remplacer par les 5 Bananzas, des transformations en autres animaux pour DK. Et j’ai adoré ce concept, que ce soit pour le design des transformations et des doyens (ils sont incroyables bordel), leur gameplay parfaitement complémentaire pouvant être déclenché quasiment à volonté sans temps mort, ou encore les musiques chantées par Pauline durant ces moments (« OOh Zebra, Zebraaaaaa », meilleure musique du jeu SANS DÉBAT), c’était génial. Surtout que tout le gameplay de base de DK reste accessible, c’est vraiment des capacités en plus. Le zèbre permet d’explorer à toute vitesse en courant sur l’eau, le serpent de prendre de la hauteur sans souci, et l’éléphant est juste orgasmique quand il s’agit de tout péter en aspirant le terrain et s’amuser comme un gamin avec l’incroyable système de destruction du jeu. Concernant le gameplay, ce jeu est un sans-faute.

Oh zebra, zebra, zebra ! Oh !

Pour ma part, j’ai trouvé aussi que l’aventure ainsi que la progression étaient bien plus maîtrisées que dans Odyssey. Je m’en souviens avec ce Mario, je trouvais ça un peu artificiel cette progression à travers les niveaux, qui demandait simplement de choper une quantité de lunes au pif pour pouvoir progresser jusqu’au prochain niveau, sans même s’occuper de l’objectif principal quand il y en avait un. Là, le joueur est bien plus impliqué, et ce sont désormais les bananes principales avec objectifs qui nous font progresser, avec toutes les bananes à côté qu’on va grapiller à l’envie. Surtout que quasi toutes sont disponibles dès le début du jeu, plus ce truc chiant où il faut finir le jeu pour vraiment tout avoir. Là, on est véritablement maître de notre progression, évitant ainsi la redondance d’Odyssey qui m’avait vraiment usé sur la fin.

Puis le tout permet vraiment d’avoir un petit scénario. Et franchement, j’ai bien aimé toutes les cinématiques et les personnages rencontrés. Alors oui, le coup de Pauline enfant, j’ai bien aimé le personnage (même si je n’ai jamais vraiment réussi à la trouver attachante avec son look de punk à chien), mais je commence à plus rien comprendre à la timeline des jeux DK et Mario. Bordel, mais je croyais que la version officielle était que c’était Cranky Kong qui avait kidnappé Pauline dans le jeu original, finalement non ? Apparemment c’était la mère de cette Pauline au final ? Mais du coup si elle est petite, qu’en est-il de Mario, qui était dans le premier Donkey Kong et visiblement dans cette timeline au vu de certains éléments du jeu ?

Toi aussi tu entend la musique ?

Comment ? Tu dis que je suis trop con à me prendre la tête et que les licences Nintendo n’ont jamais eu de sens sur le long terme, et qu’il suffit de voir le bordel de la timeline de Zelda ou encore le coup de Harmonie qui est désormais la sœur de Peach dans le dernier film Mario pour en être convaincu ? Ah putain oui, tu as raison, on s’en branle de la logique entre les jeux en fait !

Mais à part ça, j’ai bien aimé les nouveaux personnages, les Kong de la Void Company font de bons antagonistes avec de bonnes bouilles, et les cinématiques mettent le tout vraiment bien en scène. Il y a vraiment un aspect film d’animation des plus réussi dans ce jeu. On le ressentait un peu avec Odyssey, mais je trouve le tout encore plus abouti ici. Surtout avec le final en apothéose, riche en surprises, d’une grande qualité et qui fait partie désormais de mes fins de jeux vidéo préférées (derrière celle de Mass Effect 3, cela va de soi).

Une belle et vraie aventure donc. Par contre côté musique, j’ai été un petit peu déçu. Alors oui, les musiques sont bonnes, il y a d’excellents remix d’anciennes musiques (mais c’est des anciennes, ça compte pas), et il y en a une ou deux vraiment sympas, notamment les musiques chantées par Popo lors des Bananza avec l’incroyable du zèbre, mais hormis ça… forcé de constater que ce n’est pas à la hauteur de Country 2 ou encore de Tropical Freeze qui a été mon préféré concernant l’ambiance musicale. Faut dire, les musiques marquantes sont la marque de fabrique de la saga, que ce soit le temps d’un rap absurde mais génial sur DK 64, ou encore les incroyables musiques des niveaux de ronces de Country 2 (pas de souci, le remix est là). Ici, on aura la musique du zèbre, mais à part ça… c’est bien dans l’ensemble, mais pas assez pour faire partie des meilleurs DK sur cet aspect. Quoi qu’un truc que j’ai adoré, c’est dans la strat du son après avoir fini le jeu, où tu peux jouer les musiques que tu veux dans une sorte de discothèque avec des PNJ qui chantent en yaourt, juste trop génial ça.

Il est passé où mon challenge ?

Concernant les niveaux qu’on explore, c’est de nouveau une belle réussite, et une fois de plus un pas en avant après Odyssey. Ils profitent tous de leurs propres ambiances, sont globalement vraiment bien désignés, et tiennent tous la route malgré le système de destruction qui aurait pu casser le level design. Mais pari réussi pour Nintendo, au contraire, chaque niveau va exploiter à sa manière le tempérament explosif de DK, avec par exemple le niveau de la décharge principalement vertical où on creuse facilement des galeries dans tous les sens afin d’atteindre le fond, ou encore le monde du désert exploitant à merveille la transformation du terrain via un système de lumière et d’ombre.

Après, on perd un peu de la DA des jeux DK. On sent que c’est toujours la même team artistique à l’œuvre que sur Odyssey, et ce n’est pas qu’ils font un mauvais taf, certainement pas, mais j’ai toujours été moins sensible à leurs propositions. J’avais toujours trouvé que les niveaux d’Odyssey manquaient un peu d’âme, voire étaient carrément un peu moches, comme le monde de la cuisine si vous vous en souvenez. Là, c’est mieux, mais on a toujours ce côté très coloré, un peu pastel. Ce n’est pas vilain certes, mais ça manque un peu d’âme je trouve. Alors après, ce n’est pas le cas de tous les niveaux, certains sont vraiment géniaux en termes d’ambiance comme le niveau de la forêt avec son hôtel, bande son et level design maîtrisés, mais j’aurais préféré des niveaux comme ça tout le long. D’ailleurs c’est souvent ce niveau qui ressort comme le préféré des joueurs, et il y a une raison évidente : c’est celui qui contient le plus de vibes des épisodes 2D de la saga.

Mon niveau préféré, en plus de signer le retour des autruches à baquettes !

Mais je fais que parler de la DA ici. Sinon concernant le level design et les mécaniques de jeu, c’est du très bon. Que ce soit la plage avec ses blocs permettant de s’envoler, la strat du festin avec son sel détruisant la morve, il y a toujours plein de bonnes idées. Et comme dit plus haut, le jeu reste solidement conçu, il y a toujours des plateformes indestructibles donnant une ossature aux niveaux, forçant les malpropres comme moi à respecter un minimum le travail des développeurs. L’aspect exploration des niveaux profite parfaitement de la destruction, et j’ai bien plus apprécié collecter les bananes ici que les lunes dans Odyssey, c’est bien plus naturel et agréable. Ah et puis réentendre ce bon vieux « Oooh, banana » à chaque banane, un plaisir ! Bon après, faut accepter de potentiellement l’entendre 1000 fois (car quasi 1000 bananes à collecter, eh oui, ils ont refait le coup des lunes avec les boutiques), ce qui curieusement a très vite agacé ma copine quand elle était dans les environs.

Les boss quant à eux sont une belle réussite, bien que trop simplistes, ils restent plaisants à combattre, surtout durant le final de fou furieux. La simplicité, c’est peut-être d’ailleurs le seul vrai défaut du jeu. Et oui, pourtant la saga a toujours proposé un bon challenge, surtout avec Returns et Tropical Freeze. Là clairement, c’est fini, le jeu est beaucoup trop facile. Il n’y a aucun véritable défi en plateforme, et comme dit plus haut ce n’est pas plus difficile côté baston. On a bien un contenu un peu plus coriace en end game, mais même là, ce n’est pas bien folichon. C’est dommage, car c’est en partie via le challenge qu’on exploite au mieux un gameplay aussi parfait. Ici ça fourmille d’idées, notamment durant les petites niveaux bonus, mais on reste toujours en surface. Putain que c’est frustrant, avec un gameplay si goldé, le try harder en moi rêverait tellement de niveaux bien poussé exploitant à fond toutes les possibilités de déplacement de DK… ce sera pas encore pour aujourd’hui.


Excellent opus, enfin une nouvelle entrée dans cette merveilleuse licence, et ouf, on tient là une vraie petite pépite. Dommage pour la perte de challenge propre à la saga, mais tant pis tant le tout est maîtrisé dans cette sorte de Mario Odyssey 2 qui ne s’assume pas. Du Nintendo des grands jours, tout simplement.

9/10

visage du gardien de Ultima 7

Dans mon Royaume de Britannia, rares sont les jeux d'une si grande qualité !
Les jeux ayant cette note font partie des préférés du créateur du site (on le surnomme le Gardien, entre nous au château haha...) !
Moi, Lord British, j'ordonne qu'on conserve ce jeu au musée de Britain, parmi les plus grandes reliques du pays !