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SKORN OF BANANA



Contra

15 minutes pour sauver le monde

Genre : Action Plateforme / Année de sortie : 1987

Publié il y a 12 heures


Bah ça c’est du jeu viril ! Deux bons gros hommes torse poil, à la sexualité ambiguë, armés de gros guns, partent sauver le monde de l’organisation terroriste Red Falcon qui veut conquérir la planète. Et si l’univers du jeu ressemble fortement à un hommage pixelisé à la carrière cinématographique de Schwarzenegger et Stallone, il aurait été bien qu’il s’inspire aussi des meilleurs jeux du genre sur la NES. Car bien que j’aie apprécié l’expérience avec ce classique, au vu de sa réputation, j’ai été un peu déçu.

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Elle est ou la meuf sur l’image de la version Arcade ?

Bah oui, faut dire, elle en a la NES des jeux d’anthologie à son actif dans le même genre. Et qu’importe qu’on manipule un fouet dans Castlevania (sorti l’année précédente), un sabre dans Ninja Gaiden, j’ai trouvé ce Contra inférieur dans le genre du run and gun ou de l’action platformer. Qu’importe le nom du genre, tellement que pour moi ces trois-là font partie de la même famille de jeux.

Et l’aspect du jeu qui m’a le plus surpris, c’est son level design, plus précisément dans les niveaux 6 et 7, qui m’ont déçu. C’est quoi ces merdes de pur die and retry là ? Qu’est-ce que ça fout là dans mon classique du jeu vidéo ? Vraiment, des portes avec des piques qui te spawnent dans la gueule durant tout le niveau 7 ? Des obstacles prévus pour te piéger la première fois comme les piques venant du plafond, les gars en tourelles de partout, ou encore les flammes traitres dans le niveau 6, on en est la ?

C’est tellement poussif tout ces pièges qui sont la juste pour te faire crever, et j’aurais tendance à dire que c’est normal car c’est une adaptation d’un jeu arcade. Ça fait partie du jeu les coups de pute pour te faire cracher des thunes. Sauf que même pas. Même si on traverse les mêmes décors, tous les niveaux ont été retravaillés pour cette adaptation, et les pires coups bas viennent clairement de cette version NES !

Un sacré gros niveau de merde

Car hormis ça, le jeu est étonnamment simple, à la limite de me demander si les concepteurs de ce portage n’ont pas ajouté du die and retry ici et là en voyant que la difficulté du jeu n’était pas satisfaisante. Bah oui, si les jeux n’étaient pas impossibles à l’époque, c’est qu’il y avait un problème. On était encore dans une logique purement arcade, même si elle n’a pas de sens dans un jeu NES. Car hormis l’aspect die en retry qui surprend et frustre la première fois, le jeu est simple. Je l’ai très vite réussi sans aucun continue, car on gagne beaucoup de vies (rigolo d’ailleurs le compteur de vies à l’écran qui se bloque à 4, quand bien même on en a beaucoup plus), et avec un peu de pratique sur chaque niveau, on les réussit tous très simplement sans même se faire toucher.

Pour avoir fait le jeu plusieurs fois, je perds souvent ma première vie dans le niveau 6 ou 7, sur un des pièges die and retry de merde. Ils sont tellement nombreux qu’ils finissent toujours par avoir ma peau malgré le fait que je les connaisse. Même les boss sont tous très simples et rudimentaires. Seul celui du niveau 6, le robot géant, est vraiment plaisant à affronter car on va un peu plus loin dans les pattern, il est plus mobil, mais c’est clairement une exception. Le reste est trivial, même le boss final, suffit de bourrer, le plus souvent en restant à un endroit de l’écran où il sera juste nécessaire de sauter et se baiser de temps en temps.

Voilà pour ce qui m’a déplu dans le premier Contra. Mais je tiens à nuancer. Bien que l’expérience ne soit pas à la hauteur d’autres classiques de la console pour moi (très loin de l’incroyable Castlevania), j’ai su reconnaître ses véritables qualités et apprécier tout de même l’expérience.

Quand l’ennemi le plus dangereux, c’est le second joueur

Un point que j’ai adoré : le jeu est frénétique, c’est super nerveux. Le personnage se meut rapidement à travers les niveaux, c’est plaisant, surtout pour un qui sort à une époque où c’est loin d’être acquis. Même avec un Ninja Gaiden, on ne ressentait pas une telle nervosité dans le gameplay. Les ennemis apparaissent dans tous les sens, ça tire de partout, mais là aussi, c’est un bordel bien maîtrisé. Peut-être que ce n’était pas le cas dans la version originale arcade, mais sur NES, c’est bien fait car on n’est jamais submergé au point que c'est injouable. Il y a toujours un moyen de se faufiler entre les balles si on progresse un temps soit peu avec méthode, et le fait de pouvoir se baisser pour esquiver les tirs est une bénédiction.

Puis pour avoir regardé un let's play de la version arcade, ce portage est impressionnant tant les niveaux sont plus riches, moins plats, mieux conçus. Même dans les pires niveaux que sont le 6 et le 7, ils ont beaucoup plus d’identité, et il n’est pas rare d’avoir plusieurs plateformes permettant d’aborder un passage de différentes façons. D'autant plus que les niveaux se parcours de divers façon, vers la droite, vers le haut, ou même avec de la profondeur avec les deux bases (pas les meilleurs ces deux la, surement car ils ont été sévèrement tronqué par rapport à l'Arcade), ça apporte une belle diversité de jeu. À part les graphismes qui forcément en pâtissent sur NES, j’ai bien l’impression que ce portage est tout simplement une meilleure version que le jeu original lui même, tant cet bonne vielle NES reste épatante pour réussir à tout afficher sans trop broncher (bon quand tu as plein d’ennemis et que ça tir dans tout les sens, ça clignote un peu mais franchement, j’ai vu pire sur la console).

Les différentes armes aussi ont été une bonne mécanique de jeu. On y voit ici clairement une référence pour les futurs Metal Slug d’ailleurs. Si on commence avec le tir de base à coup par coup, on peut ensuite, en chopant des items volants ou dans le décor, remplacer ce tir par un laser, un lance flammes tournoyant (oui pourquoi pas, et pas la meilleure arme d’ailleurs), ou encore l’incroyable tir à dispersion qui, pour beaucoup (moi y compris), est l’arme préférée. Son tir est tellement abusé qu’il recouvre une grande partie de l’écran dans une direction donnée. Idéal pour toucher les ennemis et divin contre les boss, c’est clairement l’arme ultime qu’on est trop dégouté quand on la perd. Surtout quand une autre arme tombe sur notre route et que celle-ci est inévitable, ouais ouais, ça sens le vécu en effet…

Le boss le plus sympa à affronter, qui fait ici un petit saut gracieux pour la pause

On a aussi d’autres petits items comme l’étoile d’invincibilité ou encore une augmentation de notre fréquence de tir. Et c’est un aspect que j’aime beaucoup, car comme on meurt en un coup et qu’on perd tous nos upgrades sur le coup, cela a pour conséquence de rendre le jeu très satisfaisant à maîtriser. Car réussir à passer les niveaux sans mourir nous permet de conserver notre super arsenal, et forcément la suite est plus simple. Un peu comme pris dans une spirale vertueuse, jusqu’à l’erreur (OU UN MUR À PIQUES DE MERDE, ce qui les rend d’autant plus frustrant) qui nous sortira brutalement de notre zone de confort. J’aime beaucoup. Ça pousse à maîtriser les niveaux, et cela récompense si bien notre talent. Surtout dans un jeu où un coup équivaut à une mort brutale, sans possibilité d’avoir une armure ou un truc du genre. Passer plusieurs niveaux sans prendre le moindre coup, quel plaisir.

Comme quoi, c’est vraiment bien les jeux pas trop difficiles. C’est rapide à maîtriser, pas de prise de tête. Après un Ninja Gaiden ou un Tortues Ninja, ce Contra fait clairement du bien, et ça me permet aussi de comprendre pourquoi il a été autant apprécié. Tout simplement parce qu’il est probable que la plupart des joueurs qui l’ont eu en soient venus à bout, ce qui n’est pas forcément le cas des autres jeux que j’ai cités par exemple.

Mais d’ailleurs, petite anecdote, pour ceux à qui le jeu est trop difficile tout de même, c’est là l’occasion d’utiliser le code Konami, car il était déjà là le bougre, passant notre compteur de vies de 3 à 30, rien que ça ! Ce n’était pas le tout premier jeu à l’utiliser (c’était Gradius peu avant lui), mais presque ! ça rend le jeu vraiment simple certes, mais une très bonne idée, vraiment tout le monde pouvait le fini de la sorte.

J’ai donc passé un bon moment sur ce jeu. Ce que je disais au début, c’est juste que je ne trouve pas ce jeu à la hauteur des autres classiques du genre sur la même console, c’est surtout ça. Mais en soi, Contra est un bon jeu. Je peux comprendre son statut de classique, tant il se joue vite (fini en même pas 20 minutes quand on le connaît) et que son gameplay est excellent pour l’époque.

Bon après, je n’ai pas évoqué le scénario, vous ne m’en tiendrez pas rigueur hein. C’était comme tous les jeux du genre à cette époque, un prétexte tenant sur un bout de timbre pour justifier l’aventure et l’univers du jeu. Le petit twist sympa, c’est que cette organisation terroriste se révèle être dirigée par des aliens dans le dernier niveau. Tout un délire, où on affrontera une énorme tête d’alien (la même tête que ceux du film éponyme en plus), des crevettes de l’espace et un cerveau rappelant Mother Brain de Metroid. Clairement, ça n’a aucun sens, mais j’aime beaucoup. Au moins, on voyage.

Petit truc sympa aussi que je n’ai pas évoqué, il y a aussi un mode deux joueurs, que je n’ai malheureusement pas encore essayé. Je vais essayer après cette critique d’embarquer un pote dans cette galère, et c’est assez fun apparemment. Quoi que plus difficile aussi, notamment avec le niveau 3 apparemment, ou si l’un va trop vite, l’autre se fait buter par le scrolling en dessous, Haha, j’imagine le bordel! En tout cas, c’est un super ajout qui apportait une excellente rejouabilité pour son époque.


Un très bon jeu de la NES. Juste surpris, je m’attendais à mieux pour un jeu à la réputation aussi culte sur cette console. Un excellent portage toutefois, qui donne lieu à un gameplay très nerveux, qui se parcourt avec plaisir tant le jeu est agréable à faire et à refaire une fois maîtriser, surtout qu’il est très court. Curieux de voir la suite de la série !

7/10

visage du gardien de Ultima 7

Hummm, Papa British m'a permis d'arrêter l'étude du Codex de la sagesse ultime (mais qu'est-ce donc que le Codex ?) pour jouer à ce très bon jeu, et j'ai bien apprécié...
Pour le créateur du site (mais qu'est-ce qu'un créateur de site ?), c'est un très bon jeu, mais il lui manque quelque chose pour vraiment faire partie des meilleurs...
Holala, je ne comprends rien à tout ça, puis de toute façon, il faut que je retourne à mes devoirs... Hum, c'est quoi un Paladin ?