Burnout 3: Takedown
L’opus qui fait un Takedown aux précédents Burnout
Genre : Course / Année de sortie : 2004
Publié il y a 5 heures
Burnout Takedown, la légende, enfin je m’y attelle. Après avoir fait les deux premiers moins populaires malgré un second tout bonnement incroyable, j’avais grande hâte d’arriver à ce fameux Takedown. Alors certes, avec cet épisode, la saga se casualise, devient grand public et perd un peu de sa superbe dans sa partie pure course arcade… cela dit, ça reste foutrement jouissif. Allez, ici Starman, et la critique sera douce sur Skorn FM !
Sommaire de la série burnout
Burnout 3: Takedown (8/10)
« Qui veut aller loin, déménage sa monture huhu ! »
Hé purée, quelle montée en gamme la saga opère avec cet opus. Dès l’intro avec la musique Lazy Generation, wow, c’est plus le même budget. Et ouais, c’est bon, Criterion Software est sous l’égide d'EA Games, et si cela revient à signer un pacte encore plus sadique qu’avec el diablo lui-même, ça a le mérite d’apporter de la thune au studio qui va se faire plaisir pour nous sortir un jeu qui n’est plus comparable aux anciens, sans aucune mesure. J’avais fini le premier en même pas 10h, le second allez, en 15h… Celui ci, j’ai bien dû lui mettre 35 heures dans les dents. Que ce soit dans le nombre de véhicules qui explose le parc automobile du second, dans les types d’épreuves différents, son mode solo très copieux et vraiment bien foutu ou encore tout l’enrobage graphique et sonore, ce Takedown a tout d’un grand.
Si l’aspect graphique, magnifique pour de la PS2, ne m’étonne même plus tant les types de Criterion Software sont des magiciens, par contre, faut parler de ce qui sort des haut-parleurs de la voiture. Car en plus de la thune, l’autre avantage d’avoir comme éditeur EA le shetan, c’est leur excellent système EA Trax, qui était une des meilleures idées de cette génération. Cela permettait d’avoir des musiques sous licence, de radios ou moins connues, pour leurs jeux, toujours parfaitement adaptées. Et c’est avec pas moins de 42 morceaux que Takedown nous accompagne. Et quoi de mieux que du bon rock bien edgy des années 2000 pour un jeu de course, qui plus est Burnout ?
Incroyable tout simplement, j’ai adoré la bande son de ce jeu qui m’a fait kiffer comme jamais. I'm Not Okay est ma favorite, mais The Fire (de Franz Ferdinand, ça ne se refuse rien) ou encore Go Betty Go, trop de bons sons, qu’on peut en plus trier pour retirer ceux qu’on n’aime pas, ou filtrer pour les courses ou les menus. Je me suis fait ma petite playlist au fil du jeu (deux fois car j’avais oublié de sortir du menu avec X PUTAIN), et certains sons ont même rejoint ma playlist en dehors du jeu.
Puis comment parler de l’ambiance sonore sans parler de cet énorme trou de balle qu’est Starman ? Je l’ai adoré ce con, on a là un vrai DJ qui nous parle durant tout le mode solo, que ce soit dans les menus ou durant les courses. Je connaissais pas du tout ça, je découvre le jeu-là à plus de 30 ans, donc j’ai aucune nostalgie, mais j’adore. C’est sooo années 2000, et même si le mec est un peu lourdingue parfois avec des blagues qui auront sans doute fait beaucoup rire mon moi ado, j’adore quand même. Le type qui le double en FR y met tellement d’énergie, c’est si parfaitement raccord avec tout ce qui se dégage du jeu, que c’est un grand oui pour moi. Entre ça et l’OST, toute cette ambiance sonore est une véritable petite capsule temporelle débordant d’énergie, qui mettait vraiment de bonne humeur à chacune de mes parties.
« Quand on goûte du vin, il ne faut surtout pas l’avaler, faut tout CRASHER ! »
Sinon en termes de mécaniques de jeu, gros changements, et pas des moindres. En soi, la base est toujours là, le boost qui se remplit avec du risque, la circulation et tout le toutim, mais le tout a été repensé. Désormais, on commence avec une toute petite barre de boost, et on peut augmenter sa taille en provoquant des Takedowns, grande nouveauté de cet opus, qui deviendra à elle seule la mécanique culte de la saga. Enfin, défoncer les bagnoles de nos adversaires devient une mécanique à part entière, et c’est une des meilleures idées qu’ils ont pu avoir. C’est juste beaucoup trop fun d’aller envoyer nos concurrents s’éclater dans un pylône, les écraser contre un mur ou encore dans une bagnole. Bien sûr, attention à nous aussi, l’IA est désormais bien plus agressive et celle-ci n’hésitera pas à nous foncer rageusement dedans. J’ai eu de sacrées surprises parfois.
Clairement, cette nouveauté est centrale désormais, tant les autres manières de gagner du boost sont lentes en comparaison, sans parler de la mécanique de Burnout qui disparaît ici, le boost pouvant enfin être utilisé à tout moment, toujours dans cette logique d’agressivité. Perso, j’aime beaucoup cette nouvelle formule, mais je trouve ça un peu dommage d’avoir mis tant l’accent sur les Takedowns, car finalement, il n’y a plus vraiment que ça qui compte pour gagner efficacement du boost, ce qui donne de drôles de situations parfois. Par exemple, on est premier, mais comme on n’a plus personne à exploser, notre boost se vide malgré nous, et on se fait naturellement rattraper par l’IA qui en a toujours un peu. Donc on n’est plus vraiment dans cet esprit "conduis dangereusement pour être récompensé en restant premier", car les gains de boost autres que les Takedowns sont vraiment dérisoires, mais plutôt "encule tes adversaires qui te rattrape pour pouvoir rester premier". Voyez l’idée.
Et forcément, moi qui suis un try harder dans l’âme, je dois un peu l’avouer, je reste plus sensible et naturellement attiré par la proposition du second opus, qui lui était un pur jeu de course arcade, avec tout un pan de prise de risque incroyablement bien récompensé. Ici, plus vraiment. Tu peux conduire comme une bite à frotter les murs constamment, tant que tu Takedown ceux qui te dépassent occasionnellement, tu es peinard. Pire, j’ai trouvé le rubber band vraiment mauvais (mécanique universelle des jeux de course qui fait que l’IA s’adapte à ta vitesse pour te laisser une chance si tu traînes ou, à l’inverse, te rattraper). Car tu auras beau conduire comme un dieu en vidant ta barre de boost X4, l’IA te collera toujours aux basques. Et inversement, avec deux crashs d’affilée, le premier peut prendre la tangente et devenir IMPOSSIBLE à rattraper, avec genre 15 secondes devant toi. N’importe quoi le bordel.
Je trouve pas ça ouf quoi. Surtout dans des courses d’endurance comme celles à élimination, où c’est un peu con, mais au final, la course va durer 8 minutes, alors que seule la toute fin va déterminer le résultat. Si tu fais un crash devant la ligne d’arrivée, bah t’es niqué, car l’IA qui te colle forcément te doublera sur la fin. Surtout que parfois, tu ne peux pas faire grand chose pour prévoir le trafic devant toi avec les voitures les plus rapides… Un peu frustrant j’ai trouvé.
Heureusement, je tiens tout de même à nuancer mon avis. Le jeu n’est pas vraiment difficile, il est même facile, surtout comparé à certains challenges annexes des deux premiers, et c’est clairement pour ça que le jeu reste plaisant. Car ce n’est plus un pur jeu de course arcade comme les deux anciens au final, mais plus un jeu de course baston complètement débridé, avec une belle emphase sur la bagarre ! Je préférais l’ancienne formule pour ma part car j’ai trouvé Burnout 2 tellement goldé tant il le faisait bien, mais je suis pas non plus insensible à cette nouvelle formule, qui a le mérite d’être incroyablement fun tout simplement.
Oui, dieu que c’est fun. C’est pas bien finaud comme gameplay, c’est un brin simpliste, mais quelle éclate (Starman aurait fait une blague avec ça). Le jeu est d’ailleurs bien conscient que les Takedowns sont incroyablement fun, tant ils ont soigné les ralentis des Takedowns et qu’ils y ont mis plein de contenu annexe associé. Il sera possible d’y faire des défis associés durant tout le jeu, limite des succès avant l’heure, ainsi que des Takedowns signature parfois redoutables ! On devra par exemple faire un Takedown sur une camionnette à vin, faire passer une bagnole au dessus d’un pont précis, dans un tramway et bien d’autres… Il y a tout un aspect collection bien trouvé, qu’on s’efforcera de compléter durant tout le jeu, et certains sont bien retors nom de diou. Les doubles Takedowns remorque, bus ou tramway, le triple Takedown d’un coup, ou encore faire un total colossal de 2000 Takedowns, fiou, il y a du taf. Mais c’est une superbe idée qui nous donne plein d’objectifs annexes qui nous accompagne tout le long du jeu, qui en plus permettent de débloquer des voitures bien balèzes, certaines venant même de Burnout 2.
Donc j’ai adoré cette nouvelle proposition de Burnout Takedown, pas de souci. Il m’a surtout fallu un petit temps d’adaptation pour faire le deuil de l’ancienne formule, mais une fois fait, j’ai su profiter à fond de tout le fun que cette nouvelle approche procure. Surtout que les sensations de conduite restent toujours aussi divines, avec des dérapages toujours aussi grisants à pleine balle. On a aussi un peu moins de trafic, mais c’est là un excellent point, car avec tout l’aspect contact avec les adversaires où on s’envoie valdinguer de partout, autant que dans les anciens, ça aurait été relou.
« Hum, ces bouchons ont besoin d’être débouchés… »
Et si je préfère l’aspect course du second opus, s’il y a bien un point où par contre il y a zéro débat sur la supériorité de Takedown, c’est son mode solo de folie. Intitulé Tour du monde, on quitte cette fois ci cette grande ville pour naviguer entre trois zones fictives représentant l’Amérique, l’Europe et l’Asie. N’allez pas croire pour autant qu’on perd nos courses interconnectées, une idée que j’avais adorée dans le précédent opus. C’est toujours là, avec cette fois trois cartes donc, mais toujours constituées de plusieurs circuits à tours, avec aussi plusieurs autres qui sont des tracés en un seul tour, passant par plusieurs parcours. C’est juste trop bien qu’ils aient reconduit cette idée, et c’est toujours un petit bonheur de voir cette cohérence entre chaque zone.
Pour parcourir ces nombreux circuits, ce n’est pas moins de 173 épreuves qui nous attendent !! Ah ouais, ça rigole pas. Devait y en avoir quoi, 25, allez, 30 grand max dans Burnout 2 ? C’est fou. Même trop. Trop fou. Il y en avait tellement que je m’en suis un peu lassé sur la fin, mais loin de moi l’idée de critiquer le jeu, tant il s’y prend pourtant bien pour varier les plaisirs, que ce soit dans les épreuves proposées ou les lieux visités, avec une progression dissociée entre les courses et les épreuves de crash.
Côté courses, on parcourra chaque région une à une, à commencer par l’Amérique pour finir par l’Asie. Entendez par là qu’on fera quasiment toutes les épreuves de course d’un continent avant de passer au suivant, exception faite des épreuves finales et de quelques invitations spéciales, qui consistent en des contre la montre nous donnant un aperçu des courses futures. Et il y a clairement de quoi faire avec les courses, que ce soit les classiques, les contre la montre, les épreuves d’élimination (dernier retiré à chaque tour, j’adore), les grands prix ou encore les Road Rage, grande nouveauté de cet opus où il faut cartonner un maximum d’adversaires en trois minutes.
Tous ces modes se succèdent un peu aléatoirement ce qui mine de rien empêche à une routine de s’installer, le tout séparé en cinq catégories de voitures où il faudra passer par un grand prix pour débloquer le prochain palier, plus rapide et en théorie plus difficile. Et j’ai adoré, tant c’est fluide comme progression, en découvrant petit à petit les circuits durant tout le jeu en choisissant selon notre humeur le prochain défi car on a toujours deux ou trois choix. On ne retrouve pas le mode course poursuite en jouant à la police du 2, qui était un peu un mode Takedown avant l’heure quand on y pense, mais pas bien grave, tant ce n’était pas le mode le plus intéressant du lôt.
Il y a en tout 73 épreuves de course, c’est copieux donc, et je me suis bien amusé. Mais comme dit plus haut, j’ai trouvé ça un peu lassant sur la fin, car la difficulté a un peu du mal à se renouveler. L’IA n’évolue jamais véritablement. Seuls nos bolides deviennent de plus en plus rapides, ce qui rend par conséquent la conduite un peu plus difficile, mais rien de bien compliqué. Seuls trois contre la montre ont été un peu difficiles, où même sans crash, il fallait plutôt bien conduire pour obtenir l’or sur la fin, mais rien de comparable à certains temps objectifs des premiers Burnout qui étaient bien plus challengeants. Il y a aussi le Grand Prix Tour du monde qui fait office d’épreuve ultime et qui est un peu difficile, certes. Surtout car on conduit des Formule 1, et si l’idée est très fun, elles sont dures à piloter car elles perdent énormément de vitesse au contact d’un mur, sans compter l’IA qui a tendance à s’envoler quand elle nous dépasse. Mais j’ai vite trouvé une parade en utilisant uniquement le boost pour me remettre à vitesse maximale quand j’en perdais, et finalement ça s’est bien passé.
Donc côté course, une belle variété et une grande quantité de contenu en font à elles seules un mode solo que j’ai trouvé efficace et vraiment plaisant à parcourir. Manque plus que le challenge quoi, mais bon, la saga ayant entamé sa mue vers le très grand public, faut s’y faire à l’idée, c’est tout.
Et en parallèle de ça, on a aussi le mode Crash qui fait son grand retour, et là, plus rien à voir. C’est limite un second pan du jeu tant celui ci a évolué. Pas moins de 100 crashs à faire dans le mode solo, bordel que c’est copieux… Trop là aussi je serais tenté de dire, surtout que là aussi la difficulté n’évolue jamais véritablement, mais bon, je vais pas cracher dans la soupe. Je ne vais pas me plaindre que les développeurs soient trop généreux avec autant de contenu quand même !
Surtout que le mode devient vraiment fun ici, c’est plus le petit bonus du second. Désormais, chaque épreuve de crash est un véritable petit puzzle à aborder, avec des collectibles à récupérer comme des multiplicateurs de points, d’argent ou encore d’explosion. Chacun est disséminé ici et là, et en prenant en compte ces bonus et le trafic, à vous de trouver le meilleur point d’impact pour provoquer un maximum de carnage.
Et je dois avouer que là aussi, c’est un vrai petit plaisir coupable ce mode. Que c’est débile, mais que c’est jouissif et bien foutu il faut le reconnaitre. Partir s’exploser dans un semi remorque, voir tout son contenu se déverser sur l’autre voie et causer des accidents jusqu’à la rue d’à côté, jouissif. Pas une fois il se passe la même chose, c’est toujours un énorme bordel, surtout avec la mécanique d’Aftertouch qui permet de contrôler notre véhicule après le crash, ainsi qu’une explosion qui se débloque au bout d’un certain nombre d’incidents, permettant d’aller chercher un précieux X4 planqué plus loin. Surtout que certains niveaux sont inventifs, avec des rampes pour nous faire passer au dessus d’un ravin, d’autres qui nous font contrôler des bus ou encore d’énormes camions de pompiers, idéals pour aller s’exploser dans un camion citerne… Juste trop débile, et donc par conséquent, trop trop bien.
J’aurais pas joué à Burnout juste pour ce mode, mais c’est une excellente addition aux courses du jeu, et avec ça, ça apporte une diversité de modes de jeu vraiment grande. C’est fou la générosité du contenu. Et même dans ce mode il y a de l’annexe, des grands titres de journaux à obtenir en faisant un score de fou sur chaque circuit, et d’énormes véhicules à débloquer avec le total d’argent des dégâts cumulés de nos crashs. Ahh, loin est l’époque du premier opus, avec ses timides incidents durant les courses et le petit compteur affichant 15 000 dollars de dégâts. Ici, c’est plutôt dans les 300 000 dollars parfois !
Ce Burnout Takedown, c’était vraiment trop bien. C’est un chef d'œuvre du fun spectaculaire et de la générosité, qui sacrifie une partie de la finesse de Burnout 2 pour devenir un immense jeu de course action. Un jeu d’une générosité folle comme il ne s’en fait plus, avec une OST de zinzin. Je comprends sa réputation de jeu culte de la PS2… Il va me manquer ce couillon de Starman !
8/10
Un jeu formidable
qui m'inspire, j'en ai d'ailleurs écrit une chanson
épique que je chante parfois à la taverne de Jhelom
!
Bien que le créateur de ce site (qui semblerait
venir du même monde que l'Avatar d'après les
légendes) ne place pas ce jeu parmi ses plus grands
coups de cœur, il y a tout de même passé un
excellent moment !
Au passage, êtes-vous au courant que j'ouvre une
nouvelle boutique d'archeries à Buccaneer's Den, en
face des bains ?