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SKORN OF BANANA



Barbarian: The Ultimate Warrior

Décapitation pour gros nichons

Genre : Combat / Année de sortie : 1987

Publié il y a 7 heures


Les années 80, c’était une autre époque concernant les jeux de baston. Oubliez vos frame data, toute notion d’équilibrage, un roster d’une trentaine de personnages, et jouez plutôt un unique personnage en spammant le coup qui gagne. Entre un Karateka et un Barbarian, c’était surtout le réalisme et le sens du spectacle qui ont marqué les joueurs… Car bon, le gameplay, ce n’est pas vraiment pour ça qu’on venait quoi…

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Non, nous, on venait pour voir les grosses gougouttes, les nichons de la bonne femme sur la boîte du jeu, pour notre plus grand plaisir, nous les hommes avec nos grosses teubes. Sans rire, c’était l’argument marketing majeur du jeu, tant il a fait parler de lui, en partie pour la pose suggestive de la nana sur la jaquette. Preuve qu’ils savaient ce qu’ils faisaient, sur la boîte, tu as même un texte qui dit « un poster à l’intérieur ». Limite, si tu n’aimes pas les jeux de combat, vas-y, achète mon jeu quand même pour te branler, stp. En tout cas, c’est efficace, car je ne pense pas que le jeu aurait eu autant de succès sans ça.

Car oui, sinon, en ce qui concerne le jeu, peu de choses le rendent vraiment intéressant. La preuve en est avec cette courte critique, j’en fais des bien plus longues habituellement. Mais si, il y a un autre détail marquant pour lequel le jeu a fait parler de lui : sa violence. On pouvait donc décapiter notre adversaire avec un de nos coups (même pas un Fatality, le truc, tu peux le faire même sur un adversaire full life, mais c’est difficile à placer), avec la tête qui roule au sol et la petite gerbe de sang qui va bien. C’était une vraie petite révolution pour une époque qui était bien loin de connaître GTA et compagnie. C’était inédit pour l’époque, et ça a fait jaser. Mais plus que pour la fille aux gros nichons, je trouve que ça a un véritable intérêt ici, que ce soit parce que c’est cohérent dans des combats de barbares ou encore en termes de gameplay, où c’est incroyablement jouissif de réussir à placer ce coup (moins de le recevoir).

Autre chose que le jeu a pour lui, ce sont ses graphismes, franchement sympas pour 1987. Je l’ai fait sur Commodore via un émulateur, et ça a été une expérience très agréable. Le jeu demande surtout un petit temps d’adaptation pour être pris en main, car il faut surtout réussir à bien mapper ses touches pour reproduire un joystick avec bouton. On à nos mouvements défensifs en bougeant le joystick, comme se déplacer ou se mettre en garde. Puis, avec le bouton appuyé, toutes les directions déclenchaient à la place une attaque. Pas moins de huit attaques différentes, entre les coups hauts, les coups bas, le coup de pied dans les bijoux de famille du barbare, le coup de boule à la Zizou et, bien sûr, la décapitation.

J'avoue que c'est très satisfaisant 

Et une fois les contrôles maîtrisés, le jeu est particulièrement agréable à pratiquer. Le concept est simple, le premier à placer douze coups ou à décapiter son adversaire l’emporte, et on enchaine avec le prochain combat. Cela donne lieu à des combats sans fin dans la partie 1 (le dernier combat se répète en boucle), ou alors à sept combats suivis du boss final dans la partie 2. La difficulté augmente significativement au fil de la progression, pour devenir complètement insane sur les derniers affrontements.

Et clairement, j’ai préféré le jeu lors des premiers combats contre l’IA, car c’est là où il est le plus efficace. Car si c’est déjà bien difficile dès le départ, on peut tout de même s’amuser en utilisant tout le panel de coups à notre disposition, sans que l’IA nous contre en lisant constamment nos touches. C’est rigolo, tu places des coups un peu au pif, n’importe comment, tu as l’impression de bien jouer et, occasionnellement, tu places une petite décapitation. C’est sympa et ça fait illusion.

Mais arrivé à la moitié du jeu et au-delà, l’IA devient bien trop redoutable, et il n’existe plus aucun moyen de gagner en jouant normalement, surtout quand ton adversaire se met à spammer les décapitations. Car tiens, je ne l’ai pas dit, mais une mort, une seule, et c’est retour à l’écran titre… Ouais, brutal ! Donc, avec une IA qui devient infecte, contre laquelle la décapitation ne fonctionne plus (elle se baisse à l’instant où tu lances le coup ou fait autre chose pour le contrer), et face à laquelle il ne faut plus que spammer le coup qui gagne, bof, ça redevient comme les autres jeux de baston de cette époque quoi.

Ici, ma strat a été de spammer les roulades comme un connard jouant à un FromSoftware, puis, en sortie de roulade, de placer un coup de pied ou un coup de boule, aka les coups les plus rapides du jeu. Ça fonctionnait plutôt bien, et avec d’autres techniques autour des roulades, j’arrivais à peu près à m’en sortir. Mais autrement, ça devient impossible. L’IA est trop agressive, elle contre chacun de nos coups lancés au jugé, c’est juste relou.

Pire du pire, le boss final. Je pèse mes mots, je n’ai jamais connu un boss de fin aussi hardcore de toute ma vie. Ici, on affronte le mage qui a enlevé la meuf aux gros nénés, et il vient nous combattre directement après le septième adversaire (ou le huitième, je sais plus, le gars en noir là). Le concept est simple : en commençant le combat tout à gauche, il faut réussir à atteindre le mage tout à droite pour le vaincre. Rien de plus simple, me direz-vous, à l’exception de petits détails de rien du tout : celui-ci spamme des boules magiques de merde, hautes et basses, à une vitesse dingue, et au moindre contact, vous êtes mort.

Au moins, le barbare pourra mourir avec une belle vue au dessus de lui durant ce combat de con

C’est tout simplement IMPOSSIBLE. Ça va trop vite, se baisser est trop lent pour esquiver efficacement les boules hautes, la seule méthode pour bien progresser, c’est de faire une roulade vers la droite, mais celle-ci peut potentiellement nous envoyer sur une boule basse si on n’a pas de chance… Ajoute à ça qu’il augmente son rythme d’attaque à mesure qu’on s’approche de lui, et que mourir ici veut dire recommencer depuis l’écran titre, et vous avez là le pire combat de boss qui existe. Le plus drôle, c’est que même au moment de nous récompenser, les développeurs ne nous respectent pas, car il y a une faute de frappe, avec la meuf qui dit « thank you bic boy ! ». Oh salope, je suis un barbare, pas un foutu stylo Bic à 10 centimes ! Mais bon, MOI AU MOINS BAISSER FILLE AUX GROS SEINS DE L’IMAGE DE LA BOÎTE, donc je suppose que moi être content.

Mais au final, tout ça n’a que peu d’importance. Ce n’était pas le genre de jeu qu’on finissait (je doute qu’une personne l’ait fini à l’époque sans save state), c’était surtout une démo technique irrévérencieuse à laquelle on jouait de temps en temps pour s’amuser à faire des décapitations. On avait surtout un mode deux joueurs, forcément, je ne l’ai pas testé, mais je me doute que ça devait être rigolo dix minutes à essayer d’être celui qui décapite l’autre.

Un jeu de son époque, donc, difficile à juger avec un œil de gamer qui a roulé sa bosse dans un monde du jeu vidéo qui a bien changé. Le jeu a ses qualités, avec une technique impressionnante et des animations de toute beauté, mais c’est bien tout ce qu’il a pour lui. SI vous voulez tester un bon jeu de baston de l’époque, faites Karateka, tout aussi beau, qui jouit d’un meilleur gameplay, d’une plus grande diversité, de plus belles animations ainsi que d’une bonne difficulté.


S’il n’y avait pas eu Karateka, j’aurais mis une meilleure note à Barbarian. Le problème, c’est qu’il fait tout moins bien qu’un jeu sorti quatre ans plus tôt. On retiendra uniquement le fait que c’est rigolo de décapiter nos adversaires, et on oubliera vite le reste, comme un système de combat riche en options, mais qui se révèle au final sans intérêt pour la plupart d’entre elles, et une difficulté aberrante qui tue dans l’œuf toute rejouabilité passée la découverte. Bof, jouez plutôt à Karateka.

6/10

visage du gardien de Ultima 7

Oh bah peut-être bien que le grand maître de ce site m'a demandé de commenter ce jeu.
Il m'a même dit que, ben qu'il m'a choisi, car le jeu est un peu comme moi, avec un beau fond et de vraies qualités, mais des défauts gênants qui l'empêchent de vraiment briller.
À vrai dire, je n'ai pas tout bien compris. Le maître voulait-il dire que je suis un bon gars mais que je suis moche ? Ah bah non, c'est faux hein, puis d'abord pour le prouver, je vais essayer de rentrer dans Fawn, la ville de la beauté qu'ils disent !